La Haute Cour constitutionnelle (HCC) a approuvé, hier, la demande du Pôle anti-corruption (PAC) visant à lui reconnaître la compétence pour juger des affaires impliquant d’anciens dirigeants, notamment pour des faits d’abus de pouvoir liés à la corruption.
Cette décision des juges d’Ambohidahy fait suite à une saisine de la Direction de la législation et du contentieux (DLC) auprès de la Primature, concernant trois affaires mettant en cause l’ancien président de la République, Andry Rajoelina, l’ancien Premier ministre, Christian Ntsay, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Marie Michelle Sahondrarimalala, l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, l’ancien ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, ainsi que l’ancien ministre de la Justice, Herilaza Imbiky.
Concernant l’ancien président Andry Rajoelina, les poursuites devant le PAC portent notamment sur l’utilisation du fonds souverain géré par l’État. L’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, est également citée dans cette affaire.
L’ancien Premier ministre Christian Ntsay, l’ancien ministre Fidiniavo Ravokatra et l’ancien ministre de la Justice Herilaza Imbiky sont, quant à eux, concernés par des soupçons de détournement de 36 kg d’or en 2019 et 2020.
Une autre affaire relevant de la compétence du PAC concerne l’attribution d’un marché public pour l’achat de chaises destinées aux établissements scolaires publics. L’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Marie Michelle Sahondrarimalala, est mise en cause dans ce dossier.
Dans sa décision publiée hier, la HCC a toutefois précisé que la Haute Cour de justice (HCJ) est compétente pour juger les affaires liées à la responsabilité politique et aux infractions pénales imputées aux anciens dirigeants concernés.
Juliano Randrianjakarilala
On pourrait déceler dans cette décision "le verre à moitié plein" notant la personnalité ambivalente de ce président de la HCC qui à ce jour porte la réputation sulfureuse d'être une marionnette d'un ancien candidat à la présidentielle qui a dissimulé sa naturalisation . Les dernières lignes évoquant la HCJ qui est paralysée par un parlement toujours inféodé à Andry Rajoelina permet d'entrevoir que cette HCC veut faire bonne conscience auprès du fugitif . La concertation nationale devrait à tout prix prendre l'initiative de dissoudre cette institution corrompue !
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