L’année scolaire 2026-2027 a commencé officiellement hier. Elle est marquée par la réforme du programme scolaire.
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| Des élèves d’une école publique lors de la rentrée scolaire 2026-2027 dans un établissement scolaire public. |
Un nouveau programme entre en vigueur dans les établissements scolaires publics en cette année scolaire 2026-2027.
« Selon les instructions reçues en ce début d’année, un «programme d’études» remplace l’ancien programme scolaire. Le document est déjà transmis aux enseignants, ces derniers s’en servent actuellement pour effectuer leurs préparations pédagogiques», a déclaré le directeur d’un collège d’enseignement général (CEG) hier, à l’occasion de la rentrée scolaire. Ce programme est le « fruit de la réforme curriculaire mise en œuvre pour rehausser la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage», selon l’avant-propos du ministre de l’Éducation nationale dans ce nouveau programme.
Il comporte d’importantes modifications. De nouvelles disciplines sont introduites. Dans l’enseignement secondaire, les « Arts » entrent de la T7 jusqu’à la T9. La discipline Éducation civique est remplacée par « Fanabeazana ho Olom-pirenenana Vanona » (FOV) de la T6 jusqu’à la T9. Cette matière est désormais enseignée en malgache. Cette discipline se poursuit de la T10 à la T11 en tant qu’ « Éducation à la Citoyenneté » (EAC). Les « Sciences Économiques et Sociales » (SES) sont introduites de la T10 jusqu’à la T12, tout comme la « Technologie de l’Information et de la Communication en Éducation » (TICE).
Nouvelle approche
Le volume horaire de certaines matières change, comme l’Histoire et la Géographie qui passent chacune à 4 heures par semaine pour les classes secondaires du premier cycle, contre 2 heures par semaine dans l’ancien programme scolaire.
Les contenus ont également changé. Une nouvelle approche pédagogique est, par ailleurs, appliquée. Le programme d’études s’inscrit dans une approche centrée sur les résultats d’apprentissage. Il met l’accent sur les acquis de l’apprenant et sur sa capacité à mobiliser ses connaissances et compétences dans des situations concrètes. Les activités pratiques, en particulier les activités hors des murs, ainsi que la conception et la mise en œuvre de mini-projets, occupent une place importante dans le processus d’apprentissage. « Ce programme pousse les élèves à faire plus de recherches », indique le directeur d’un autre établissement scolaire public.
Cette réforme a pris de court certains établissements scolaires. « Nous devons revoir l’emploi du temps, parce que celui que nous avons déjà préparé n’est pas adapté au nouveau programme, avec l’entrée de nouvelles matières et la modification du volume horaire de certaines d’entre elles », lance le directeur d’un CEG, qui note que ces instructions ne sont tombées que quelques jours avant la rentrée. Trouver un professeur responsable des « Arts » est également une prise de tête pour les établissements publics. « Il n’y a pas de spécialiste de cette matière dans notre établissement », indiquent nos sources. Des enseignants estiment que le contenu du programme reste pertinent. Ils s’inquiètent toutefois du manque d’ouvrages, de matériel pédagogique et d’équipements de laboratoire, susceptibles de compromettre son déploiement effectif.
Miangaly Ralitera
