L’Androy, région longtemps confrontée au manque d’eau, dispose désormais d’une nouvelle infrastructure destinée à améliorer l’approvisionnement en eau potable. Financée par le budget de l’État, elle alimente la ville d’Ambovombe.
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| Le sourire se voyait sur les visages des personnes présentes à Ambovombe, hier. |
Ambovombe est en effervescence depuis quelques jours. « C’est la fête partout dans la ville, on klaxonne et on fait la fête, car l’eau potable arrive chez nous», a confié hier Tsimanova Nazaire Paubert, un natif de l’Androy qui a suivi pendant de longues années les problèmes de kere dans cette région. Cette ambiance de liesse accompagne la phase d’essai des bornes-fontaines installées dans la ville. Elles sont alimentées par la station de traitement d’eau d’Andranogoa, qui puise l’eau dans le fleuve Sampoina.
L’événement est particulièrement important pour les habitants. « Ils sont joyeux, car la situation d’Ambovombe en matière d’eau rejoint désormais celle d’Amboasary. Fini la consommation d’eau saumâtre, qui faisait tant souffrir la population. L’eau que nous consommions provenait d’une station de pompage exploitant la nappe phréatique profonde de Mahavelo. Elle est saumâtre : elle empêchait, par exemple, le savon de mousser et abîmait le linge. Nous allons enfin consommer de l’eau douce », poursuit-il.
Les habitants d’Ambovombe espèrent également une baisse du prix de l’eau grâce à ces nouvelles infrastructures. « Avec l’arrivée de cette eau, le prix devrait diminuer à moins de 500 ariary le bidon, alors qu’il est actuellement de 1 000 ariary », indique Paubert. Cette effervescence s’explique aussi par les craintes des habitants de l’Androy face aux éventuels effets d’El Niño. Selon les prévisions météorologiques, le Sud pourrait être frappé par une sécheresse cette année, ce qui risquerait de compliquer davantage l’accès à l’eau potable.
Importance particulière
Un projet financé par l’État « De l’eau potable pour la population de l’Androy ! » Tel est l’objectif du projet de renforcement du système d’approvisionnement en eau reliant Andranogoa à Ambovombe, inauguré hier en présence du président de la Refondation de la République de Madagascar, du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, selon un communiqué de la Primature.
D’après le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, le projet consiste à raccorder le réservoir de 300 m³ d’Andranogoa à celui d’Ambovombe, d’une capacité de 200 m³, afin d’améliorer l’approvisionnement en eau potable de la ville. Il revêt une importance particulière pour Ambovombe ainsi que pour les villages situés le long du tracé de la canalisation. L’ouvrage doit augmenter sensiblement la quantité d’eau disponible et améliorer le service pour les bénéficiaires. « Près de 33 500 habitants en profiteront directement. Les besoins sont estimés entre 15 et 25 litres par personne et par jour, conformément aux normes appliquées dans plusieurs régions. Le volume acheminé quotidiennement atteindra 300 m³ », explique le ministère.
La qualité de l’eau distribuée devra répondre aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et aux dispositions du Code de l’eau en vigueur à Madagascar. Le président de la Refondation de la République de Madagascar a voulu illustrer cette avancée en buvant l’eau au robinet d’une borne-fontaine. « On a maintenu l’Androy dans la pauvreté jusqu’à présent, on ne lui a pas donné d’eau, afin qu’ils puissent continuer à obtenir des financements venant de l’extérieur. Nous n’acceptons plus cela car il y a désormais de l’eau ici, nous verrons bien si l’Androy ne va pas se développer », a déclaré Michaël Randrianirina. Il a également lancé un défi : « Il est temps que la lumière soit apportée ici dans l’Androy, il est temps que l’Androy se développe, il est temps de ne plus accepter que l’Androy soit un fardeau pour Madagascar », a-t-il poursuivi.
L’eau sera acheminée d’Andranogoa à Ambovombe par une conduite principale d’environ 28 kilomètres, constituée de tuyaux de 180 millimètres de diamètre. Des infrastructures complémentaires seront installées le long du réseau pour améliorer le débit, la vitesse d’écoulement et la pression, afin de garantir l’efficacité et la pérennité de l’ouvrage. L’État malgache finance intégralement le projet à travers le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène. Le dessalement annoncé pour novembre Les travaux prévus à Ambovombe étant achevés, le projet ne constitue qu’une première étape, selon le président de la Refondation de la République. « Dès novembre prochain, l’eau de mer sera dessalée pour devenir de l’eau potable », a-t-il affirmé. « Nous ferons en sorte que ce soit effectif d’ici début février, et nous reviendrons ici faire à nouveau la fête », a-t-il ajouté.
Miangaly Ralitera

Une très bonne nouvelle pour cette partie de l'île sujette à la rareté de l'eau pour ses besoins quotidiens fondamentaux La refondation démontre encore qu'elle est là pour servir le peuple et non se servir .
RépondreSupprimerRien que la démagogie de l'ancien président en fuite sur le projet 97 km d'un " pipeline " de Efaho à Ambovobe et qui n'a pas vu le jour jusqu'à maintenant , des doutes planent une fois de plus sur des malversations financières . Les mensonges lors de la dernière campagne présidentielle de ce candidat d'état naturalisé Français doivent faire l'objet de poursuites judiciaires .
Au fait dans mon quartier de Tana, je n'ai toujours pas d'eau ... Au secours !!!
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