La commune de Mahajanga accorde 48 heures aux commerçants illégalement à Amboavoalanana pour libérer les trottoirs et les voies publiques, sous peine de démolition de leurs installations.
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| La rue devant la gare routière régionale est encombrée en raison de l’envahissement des lieux par des véhicules et bajajs. |
L’opération d’assainissement visant à libérer les trottoirs et les voies publiques des occupations commerciales se poursuit à Mahajanga. Comme annoncé, la délégation dirigée par le Président de la délégation spéciale (PDS), Guy Dolsain Arvely, accompagnée de son équipe, a effectué une descente sur le terrain hier, depuis le parvis de l’Hôtel de Ville jusqu’à Analakely.
La municipalité vient de lancer un ultimatum de 48 heures aux commerçants installés illégalement sur cette portion, allant de la gare routière régionale, en face de l’Hôtel de Ville, jusqu’à Analakely, pour libérer les lieux. Passé ce délai, les installations des contrevenants seront démolies.
« L’objectif est de remettre la gare routière régionale à son emplacement initial sur cette avenue. Cet espace est réservé aux taxis-brousse de la coopérative régionale et non aux commerces. Quant aux vendeurs ambulants, leurs étals seront retirés des trottoirs afin de laisser un passage d’au moins 1,5 mètre aux piétons. Ceux qui ne sont pas autorisés devront partir, car nous passerons à l’étape suivante dans deux jours », a averti le PDS.
Des restaurants et gargotes, des brocanteurs, des quincailleries ainsi que des magasins de pièces et d’accessoires de moto occupent cet espace depuis plusieurs décennies.
Deux jours
Les commerçants concernés disposent ainsi de deux jours, jusqu’à demain, pour éviter la démolition de leurs installations. Bien qu’ils aient été avertis de cette mesure administrative depuis un mois, la commune leur a de nouveau accordé un délai supplémentaire de 48 heures.
La circulation est particulièrement difficile au quotidien sur cet axe reliant la gare routière régionale d’Ampasika à Analakely. Les taxis-brousse, contraints de stationner sur la chaussée, contribuent à l’encombrement, leur emplacement initial étant occupé depuis plusieurs décennies par des gargotes, des brocanteurs, des quincailleries et d’autres commerces.
À ces installations s’ajoutent les nombreux vendeurs ambulants de pain, de jus et d’autres marchandises et denrées alimentaires destinées aux voyageurs. Les bajajs encombrent également cette voie, perturbant davantage la fluidité de la circulation dans le secteur.
Face à cette situation, la délégation spéciale de la commune de Mahajanga a décidé de passer à l’action en procédant à l’expulsion des occupants illégaux. L’assainissement et l’embellissement de la ville, ainsi que le respect de la loi, constituent les principaux objectifs de cette opération.
Vero Andrianarisoa
