Les travaux de canalisation et les changements d’itinéraire perturbent la circulation à Antananarivo. Quinze lignes de taxi-be sont concernées.
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| Avec les déviations, les embouteillages s’amplifient dans la capitale. |
Les travaux de canalisation en cours à Antanimena perturbent la circulation dans plusieurs secteurs de la capitale depuis le 26 octobre 2026. Les restrictions et les déviations mises en place compliquent les déplacements des automobilistes et des usagers des transports en commun, notamment à Analakely, à Antanimena et à Behoririka.
À Antanimena, certaines rues sont temporairement fermées pour permettre la poursuite du chantier. Les véhicules sont déviés vers d’autres axes, ce qui accentue les difficultés de circulation dans une capitale déjà confrontée aux embouteillages quotidiens.
« Les itinéraires changent régulièrement à cause des travaux à Soarano et à Antanimena. Il devient difficile de savoir quelle route emprunter. Les embouteillages liés à ces changements allongent encore les temps de trajet », explique Ravaka Rabearimalala, qui se déplace régulièrement dans le secteur d’Analakely pour son travail.
Les usagers face aux perturbations
Quinze lignes de taxi-be sont concernées par ces modifications.
Encombrements
Les chauffeurs doivent adapter leurs parcours aux restrictions, tandis que les passagers sont contraints de prévoir davantage de temps pour leurs déplacements.
Les piétons rencontrent eux aussi des difficultés dans les secteurs très fréquentés. À Behoririka, l’étroitesse des trottoirs gêne le passage et provoque des encombrements. « Les trottoirs sont très étroits alors que beaucoup de personnes les empruntent. Cela ressemble à un embouteillage de piétons », constate Alain Augustin.
Ces perturbations pèsent également sur l’activité des professionnels du transport. Henri Rakotoarison, chauffeur de taxi à Antananarivo depuis quarante-deux ans, a cessé de faire circuler l’un de ses deux véhicules en raison de la baisse de ses recettes. Selon lui, les embouteillages découragent une partie de sa clientèle.
« Auparavant, je gagnais environ 50 000 ariary par jour. Aujourd’hui, j’atteins difficilement les 20 000 ariary. Les gens hésitent à prendre le taxi à cause des embouteillages, mais les frais d’entretien des voitures sont toujours là », témoigne-t-il.
Le chauffeur souhaite que les travaux avancent rapidement pour que la circulation s’améliore et que son activité reprenne.
En attendant, les usagers doivent composer avec les déviations et les ralentissements. Dans son communiqué, la Commune urbaine d’Antananarivo rappelle la nécessité de respecter les consignes et la signalisation mises en place pour faciliter la circulation pendant les travaux.
Fanilo Mampianintsoa
