RENCONTRE MACRON - RANDRIANIRINA - La coopération au centre des discussions

Comme il l’a annoncé avant son départ, le colonel Michaël Randrianirina a rencontré son homologue français, Emmanuel Macron, hier. Selon la Présidence, le renforcement de la coopération entre les deux pays a été au centre des discussions.

Le colonel Michaël Randrianirina et Emmanuel Macron,  au palais de l’Élysée, hier.

Un entretien bilatéral. C’est ainsi que le palais de l’Élysée, dans la rubrique agenda du Président, présente la rencontre entre le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, et son homologue français, Emmanuel Macron, hier.

« Cette rencontre a permis de discuter du renforcement de la coopération entre les deux pays », rapporte un court communiqué de la présidence de la Refondation de la République sur cette rencontre. L’entretien s’est déroulé au palais de l’Élysée, hier à la mi-journée, à la suite de l’ouverture du Sommet international sur l’espace.

La coopération entre Madagascar et la France était au centre de la rencontre entre le président français Emmanuel Macron et le chef de l’État malgache, le colonel Michaël Randrianirina, mercredi à l’Élysée. Les deux dirigeants se sont entretenus à Paris, en marge de la participation du président de la Refondation au Sommet international sur l’espace. Il s’agit de leur deuxième rencontre depuis l’arrivée au pouvoir de l’officier supérieur. Lors du premier tête-à-tête, le 24 février, la présidence française a publié un communiqué dans la foulée de la rencontre Macron - Randrianirina. Cette fois-ci, aucune communication conjointe n’a été publiée jusqu’à l’heure.

Du côté malgache, il n’y a que le bref communiqué de la présidence de la Refondation de la République. Le renforcement de la coopération bilatérale entre la France et Madagascar a déjà été mis en avant à l’issue de la rencontre du 24 février. « La consolidation de la relation politique, le soutien de la France à la population et au développement économique de Madagascar dans un cadre de gouvernance et un climat d’affaires améliorés, et la poursuite de la coopération en matière de sécurité et de défense, dans le respect de la souveraineté des deux États», ont été les points soulignés par le communiqué conjoint.

Reconnaissance

Avant son départ pour Paris, mercredi, le colonel Randrianirina avait donné une indication sur les sujets qui allaient être discutés avec son homologue français. Il a notamment indiqué que le projet Volobe « doit être discuté » durant cette rencontre. Ce projet est en suspens depuis une dizaine d’années en raison de plusieurs paramètres. Le closing financier demeure notamment à finaliser. Les négociations sur le tarif du kilowattheure et sur la durée de la concession sont toujours en cours également. Lors de sa visite à Madagascar en avril 2025, Emmanuel Macron avait annoncé l’entrée de la société Électricité de France (EDF) au capital du projet de centrale hydroélectrique. Il est probable que la suite du dossier a été discutée à Paris, hier.

Le projet Volobe, le colonel Randrianirina en a également discuté, hier, à Bruxelles, avec Bart De Wever, le Premier ministre belge. Après le tête-à-tête à l’Élysée, l’officier supérieur a en effet mis le cap sur la Belgique où il a rencontré le chef du gouvernement belge. La présidence de la Refondation de la République rapporte que le Premier ministre belge a proposé son appui pour 

« prêter main forte à Madagascar dans les négociations pour l’accès au fonds vert sur le climat pour financer la concrétisation de Volobe ». L’enjeu est important pour le pays, confronté depuis plusieurs années à des difficultés persistantes dans le secteur de l’électricité. La concrétisation de Volobe permettrait d’accroître les capacités de production.

Au-delà des dossiers économiques, la présence du colonel Randrianirina à Paris et ensuite à Bruxelles revêt une dimension diplomatique. Sa participation au Sommet international sur l’espace, à l’invitation de la France, lui a permis de multiplier les contacts avec plusieurs dirigeants étrangers. La Présidence a justement largement relayé les photos des échanges et conciliabules du locataire d’Iavoloha avec les autres hauts responsables étatiques. Outre Emmanuel Macron et Bart De Wever, le chef de l’État malgache s’est notamment entretenu avec Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti.

Dans une certaine mesure, cette présence aux événements internationaux est une façon de consolider la légitimité du pouvoir et sa reconnaissance auprès des partenaires étrangers. Le communiqué de la présidence de la Refondation insiste d’ailleurs sur la dimension mondiale du sommet spatial. Il précise que plus de quatre-vingt-dix chefs d’État ont répondu présents à l’événement, en soulignant que le colonel Randrianirina figurait parmi eux. Une précision qui n’est pas anodine. Durant son passage à Bruxelles, le locataire d’Iavoloha rencontrera Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission de l’Union européenne (UE). Selon ses explications avant son départ, les échéances électorales à Madagascar seront parmi les sujets à l’ordre du jour de cette rencontre.

Après ce déplacement en Europe, le colonel Randrianirina devrait mettre le cap sur les États-Unis, pour prendre part au Sommet des Nations Unies, à New York, durant la deuxième partie du mois de septembre. Il est également annoncé pour le Sommet Russie - Afrique, en octobre.

Garry Fabrice Ranaivoson

4 Commentaires

  1. Les sourires sont joyeux lors de ce rencontre ce qui traduit une décrispation de l'atmosphère après l'épisode de l'expulsion comme persona " non grata " d'un agent attaché à l'ambassade d'Antananarivo .Les deux pays ont compris qu'ils ont des liens historiques indéfectibles . La prochaine présence du président de la refondation au sommet de l'ONU est incontestablement une victoire diplomatique . L'OUA a intérêt à revoir sa copie parce que le processus pour remettre le pays sur la voie de l'ordre constitutionnel avec les élections in fine est reconnu par la communauté internationale . Le rapprochement avec Moscou relève de la politique étrangère d'ouverture d'un pays souverain et c'est au nouveau président de la république élu démocratiquement de définir la politique extérieure de Madagascar dans le contexte géopolitique actuel .

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  2. Tiens tiens, on aurait donc besoin de l'appui de la France et de l'UE pour être reconnu et financé dans les futurs projets. Les Russes rigolent car ils sont les seuls à reconnaître les régimes militaires à travers le monde. Bon, mis à part ces voyages, la démocratie chez nous, c'est pour quand ? Là est la vraie question ... En attendant que les acteurs s'amusent. Au fait, Macron a déjà fait la moitié de ses bagages. Il parle au nom de qui ? Le peuple français n'en veut plus depuis longtemps ... alors, comme le nôtre, il fait de "l'international " !!!

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    1. Il est qui celui-là pour juger Emmanuel Macron alors que son gourou a fait des mains et des pieds auprès de lui pour fuir avec un voyage au frais de la princesse ?

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  3. Rectificatif : cette rencontre ...persona no grata .

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