Le colonel Randrianirina s’est envolé pour la France, hier, avant de se rendre en Belgique. Il prévoit de tenir des rencontres de haut niveau, notamment avec Emmanuel Macron.
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| Le colonel Randrianirina s’est envolé pour Paris, hier. |
Cap sur l’Europe. Après avoir conduit les consultations politiques pour les préparatifs électoraux, ponctuées par des déplacements en région, le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, s’est envolé pour le Vieux Continent, hier. Il s’agit d’un déplacement en France, puis en Belgique. Il annonce une série de rencontres de haut niveau à cette occasion.
La première étape du déplacement présidentiel en Europe est donc l’Hexagone. Il prendra part au Sommet international sur l’espace au Grand Palais, à Paris, ce jour. « Nous y avons été conviés et allons y répondre présent. Nous sommes confiants quant au développement de Madagascar et la technologie spatiale est un domaine que nous souhaitons développer. Nous avons des partenariats », déclare-t-il avant son départ, pour expliquer la participation de la Grande Île à l’événement. En juillet, un protocole d’accord avec deux entreprises chinoises a été signé au palais d’État d’Iavoloha. Il porte sur le développement d’un projet satellitaire pour Madagascar.
Le point d’orgue de ce passage de l’officier supérieur à Paris devrait toutefois être son « éventuelle rencontre bilatérale » avec son homologue français, Emmanuel Macron. C’est le locataire d’Iavoloha lui-même qui a fait part de l’éventualité de la tenue de ce tête-à-tête. S’il se confirme, cette entrevue constituerait la deuxième rencontre entre les deux chefs d’État. La première rencontre avait eu lieu le 24 février au palais de l’Élysée. Elle avait permis de fixer trois axes principaux des relations franco-malgaches, à savoir « la consolidation de la relation politique, le soutien de la France à la population et au développement économique de Madagascar dans un cadre de gouvernance et un climat d’affaires améliorés, et la poursuite de la coopération en matière de sécurité et de défense, dans le respect de la souveraineté des deux États ».
Projet Volobe
Paris avait également réaffirmé son soutien au processus de Refondation et à l’organisation d’élections libres et transparentes. La nouvelle rencontre entre le colonel Michaël Randrianirina et Emmanuel Macron, ce jour, si elle se concrétise, pourrait contribuer à la normalisation des relations entre Madagascar et la France. Celles-ci ont en effet connu une période de crispation diplomatique en avril et mai. Des relations grippées en raison d’une suspicion d’acte de déstabilisation, avec des ressortissants français dans la liste des suspects. L’affaire a même conduit à la déclaration persona non grata de l’attaché à la sécurité intérieure de l’ambassade de France de l’époque.
Selon le locataire d’Iavoloha, par ailleurs, le dossier Volobe « doit être discuté » durant la rencontre avec son homologue français, si elle se confirme. Ce projet de construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière Ivondro, dans la région Atsinanana, est en suspens depuis près de dix ans. La question du tarif au kilowattheure était le point d’achoppement des négociations entre l’ancienne administration étatiste et la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV). Cette dernière avançait un montant de 17 cents de dollar au kilowattheure, tandis que l’État tablait sur un montant de 9 cents de dollar. Il y a aussi la durée de la concession.
Du reste, les retards accusés dans le closing financier ont également perturbé le calendrier de réalisation du projet Volobe. Lors de sa visite à Madagascar, en avril 2025, le locataire de l’Élysée a déclaré que la société Électricité de France (EDF) était entrée dans le consortium porteur du projet hydroélectrique. En juillet dernier, un avenant « pour renforcer le cadre de mise en œuvre du projet » a été signé entre l’État et la CGHV. Il prolonge les discussions entre les deux parties jusqu’en juin 2027. La finalisation et la sécurisation du montage financier sont toujours à l’ordre du jour, avec une éventuelle participation étatique dans le capital du projet, de même que le prix du kilowattheure et la durée de la concession.
Ces différents points pourraient ainsi être au centre des discussions sur le dossier Volobe, à Paris, si le tête-à-tête Randrianirina-Macron se fait. Après la France, l’officier supérieur se rendra en Belgique. Des rencontres de haut niveau avec les autorités belges sont au programme du chef de l’État, indique le communiqué de la présidence de la Refondation de la République. Le colonel Randrianirina a également parlé d’une rencontre avec un haut responsable de l’Union européenne (UE). La missive de l’institution présidentielle parle de « vice-président de l’Union européenne », sans plus de précision. Le dossier énergétique sera également au menu de cette rencontre. L’UE s’est également déjà alignée pour appuyer financièrement la concrétisation du projet Volobe.
Selon le locataire d’Iavoloha, les échéances électorales seront aussi parmi les sujets qu’il compte aborder avec le responsable de l’UE durant leur rencontre. Jusqu’à l’heure, l’État s’en tient au chronogramme selon lequel le référendum ou l’élection constitutionnelle et la présidentielle se tiendront avant fin 2027.
Garry Fabrice Ranaivoson

Il essaye de montrer une image conciliante et profite pour voyager alors que Macron ne représente plus rien en France (rejeté et fin de règne). Il a choisi son camp de ceux qui soutiennent les coups d'état militaire comme au Mali, Burkina, Niger ... Les Russes sont les meilleurs à ce jeu là. On n' a pas fini de rigoler ... Démocratie, un jour ????? et voyage voyage !!!
RépondreSupprimerIl ne faut pas prendre les Malgaches pour des poires . La non concrétisation pendant tout ce laps de temps du projet VOLOBE ne se résume pas à une question de tarifs du Kwh et de la durée de la concession . Le régime de l’ancien président Français de Madagascar en fuite était foncièrement corrompu et l’avidité pernicieuse pour des commissions dans tout projet de cette ampleur était dans les négociations certainement . Mamy Ravatomanga toute honte bue qui affirme durant son procès à Maurice qu’il est un investisseur et non un criminel (sic) , c’est une insulte à la justice de ce pays et au peuple Malgache .
RépondreSupprimerPar ce voyage en Europe Colonel Michael Randrianirina inflige une réplique cinglante à ces détracteurs qui l’accusent d’être un russophile invétéré !