Un taxi-be a fauché des piétons dans le tunnel d’Ambohidahy. Neuf personnes ont été victimes de l’accident, dont deux ont succombé à leurs blessures et sept autres ont été blessées.
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| La police dresse le constat. |
Le drame s’est produit hier, vers 14 h 30, à l’intérieur du tunnel d’Ambohidahy. Un sapeur-pompier de deuxième classe, âgé d’une trentaine d’années, marié et père de trois enfants, ainsi qu’une piétonne âgée de 27 ans, dont l’identité reste pour l’heure inconnue, ont été mortellement fauchés par un taxi-be.
Le véhicule de la ligne 186, en provenance d’Analakely et se dirigeant vers Anosy, approchait de la sortie du tunnel lorsqu’il a quitté sa trajectoire. Il est monté sur le trottoir droit et a fauché les piétons qui s’y trouvaient.
Neuf personnes ont été victimes de l’accident et ont subi de multiples traumatismes. Parmi elles figurait le sapeur-pompier de deuxième classe Jean Jacques Ravaojanahary, de la promotion 2022. Selon ses collègues, il venait de terminer sa journée et devait rentrer à Fenoarivo. Il marchait pour rejoindre un bus à Anosy lorsque l’accident s’est produit.
À Anosy, au rond-point situé devant la base de l’Armée de l’air, la police a bloqué la circulation. Les véhicules se dirigeant vers Analakely ont été déviés vers Antsahamanitra. L’entrée nord du tunnel a également été fermée.
Expertise
Le préfet d’Antananarivo, Vonjy Maminjanahary Andriasy, présent sur les lieux avec la cheffe de région, Clémence Raharinirina, avait indiqué que les freins du véhicule auraient lâché. Une première expertise technique a toutefois établi qu’ils fonctionnaient.
Le taxi-be a été transporté par dépanneuse et placé en fourrière à Anosipatrana. Son conducteur a été placé en garde à vue à la Brigade des accidents de Tsaralalàna pour les besoins de l’enquête.
À l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, les médecins ont pris en charge les neuf victimes acheminées par ambulance. Le sapeur-pompier et la jeune femme ont été placés en soins intensifs avant de succomber à leurs blessures et d’être transférés à la morgue.
La femme du sapeur-pompier a fondu en larmes dès son arrivée, entourée des collègues attristés de son mari. Des membres du gouvernement et les autorités de la capitale leur ont présenté leurs condoléances à l’hôpital.
Sur les lieux, des affaires appartenant aux victimes, dont des fournitures scolaires, étaient restées au sol, sous la surveillance d’un officier de police. Celui-ci attendait les familles des sept autres victimes, dont l’une avait déjà pu regagner son domicile.
Nirinasoa Edmond Rakotondrainibe, gardien du fokontany d’Anosibe Ambohibarikely, les yeux remplis de larmes, raconte: « On m’empêche de voir ma femme. Elle est à l’intérieur. Elle a été victime de l’accident. J’étais au travail quand elle m’a téléphoné. Sa voix était trop faible. Je me suis précipité ici. Je ne sais plus à quel saint me vouer. Elle est cuisinière dans un hôtel à Tsaralalàna. Elle avait fait des courses et rentrait quand le taxi-be l’a heurtée. Elle a 42 ans. J’ai dû laisser notre enfant seul pour venir. »
Gustave Mparany
