CLIMAT - El Niño accentue les perturbations

Le phénomène naturel El Niño devrait accentuer les perturbations climatiques. Les températures pourraient augmenter, tandis que les sécheresses, les pluies abondantes et les inondations pourraient également être plus marquées.

Les systèmes d’alerte précoce devraient permettre de mobiliser les populations locales face au phénomène El Niño.

De fortes houles sont enregistrées depuis près d’une semaine dans le sud du pays et remontent progressivement vers l’est et le nord. La mer a commencé à se dégrader fortement depuis dimanche dans le Sud-Ouest, avant d’atteindre un pic d’intensité dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre, avec des vagues pouvant atteindre cinq mètres. Cette situation s’explique notamment par une nouvelle poussée liée à une tempête qui s’est développée dans les latitudes tempérées et polaires, au sud de l’océan Indien.

La transition entre l’hiver austral et la période plus douce du mois de septembre est ainsi marquée par ces fortes houles. À ces perturbations s’ajoutent les effets du changement climatique et du réchauffement de la planète.

Les scientifiques soulignent également l’influence du phénomène climatique El Niño, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique. Sur son site, le WWF avertit qu’un épisode d’El Niño de très forte intensité pourrait provoquer des crises en cascade pour les populations et la nature. Le phénomène devrait être beaucoup plus intense cette année. Les fortes chaleurs, les pluies abondantes et les inondations pourraient ainsi être plus marquées.

Résilience

« L’épisode d’El Niño a débuté en juin et devrait atteindre son pic à la fin de 2026 ou au début de 2027. La combinaison d’El Niño et d’un réchauffement rapide de la planète pourrait aggraver les sécheresses, les inondations et les incendies, mais aussi perturber les chaînes d’approvisionnement alimentaire dans les régions vulnérables », indique le WWF.

Les risques associés à ce phénomène climatique, notamment les vagues de chaleur, les sécheresses, les inondations et les pénuries alimentaires, peuvent avoir des répercussions sur les communautés, leur quotidien, l’accès à l’eau potable et à l’énergie, leurs moyens de subsistance ainsi que l’économie.

Les populations sont appelées à renforcer leur résilience, notamment par la protection et la restauration des écosystèmes. Le WWF invite également les gouvernements à investir dès maintenant dans la préparation aux effets de ce phénomène naturel. Les systèmes d’alerte précoce, les prévisions saisonnières, les informations climatiques locales et les mesures d’anticipation peuvent contribuer à sauver des vies et à réduire les pertes.

L’organisation préconise également de réduire la dépendance aux énergies fossiles, telles que le charbon et le pétrole. Ces ressources limitées figurent parmi les principales sources d’émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

« El Niño n’est pas un phénomène durable. Mais la crise climatique, elle, restera si nous ne prenons pas nos responsabilités », souligne le WWF, qui appelle notamment à développer l’utilisation des énergies renouvelables, à restaurer la biodiversité et à renforcer la résilience des populations locales face au changement climatique.

Mirana Ihariliva

1 Commentaires

  1. Tsy fantatrao ve fa fikambanana mpampihorohoro fotsiny ny WWF izay miezaka mampitahotra anao?
    Mitranga any amin'ny Ranomasimbe Pasifika ny El Niño; tranga "mahazatra" izany. Nahoana ianareo no mampiely hadalana toy izany eto Madagasikara? Iza no ezahin'izy ireo hampitahorana, nahoana, ary amin'ny anaran'iza? Roahy izy ireo.

    RépondreSupprimer
Plus récente Plus ancienne