La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) se mobilise pour appliquer les sanctions prévues par le Code municipal d’hygiène (CMH). Une délégation mènera des opérations coup de poing.
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| Chaque marchand dispose d’une soubique où l’on jette les déchets. |
La municipalité annonce l’application des sanctions prévues dans le Code municipal d’hygiène à compter de ce 4 septembre. «Des inspecteurs d’hygiène, accompagnés par la police municipale, mèneront des opérations coup de poing dans un lieu ciblé. En cas d’infraction
aux normes d’hygiène, ils infligeront des sanctions financières, exigeront le rétablissement de la propreté et assureront le respect des réglementations en vigueur», explique le Dr Anjarasoa Maharavo Rasoanomenjanahary, directeur de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène au niveau de la CUA, hier.
La délégation va inspecter quatre points essentiels, à savoir la gestion des déchets, l’hygiène dans les marchés, l’utilisation de sanitaires aux normes, ainsi que la propreté et l’ordre sur la voie publique. « Ces quatre piliers majeurs ont été sélectionnés afin de rétablir une ville d’Antananarivo plus propre, ordonnée et digne », poursuit ce responsable.
Ces dispositions imposent à chaque commerçant de disposer d’un panier à ordures et d’un balai. Il est responsable de la propreté de son étal et de ses abords immédiats. Concernant la gestion des ordures, chaque individu doit jeter ses déchets exclusivement dans les lieux prévus à cet effet. Pour les installations sanitaires, s’agissant des latrines à fosse, la vidange doit être effectuée au moment indiqué et le contenu doit être acheminé vers un site de dépotage agréé.
Sanctions financières
Pour les fosses septiques, il est interdit de raccorder directement les toilettes aux canaux ou au réseau d’égout public. Enfin, pour ce qui est de la voie publique, il convient d’assurer l’ordre afin de garantir une circulation fluide des véhicules.
Ces mesures s’adressent à toute personne circulant dans la ville d’Antananarivo, qu’elle y réside, qu’elle soit de passage ou qu’elle y exerce des activités économiques.
C’est la énième annonce des dirigeants de la ville d’Antananarivo concernant l’application de ces sanctions. Jusqu’à présent, elle n’a pas procédé à des sanctions. « Certains pensent pouvoir tout se permettre tant que les mesures ne sont pas sévères. Pourtant, nous aspirons tous à une ville plus propre, plus ordonnée et plus digne, ce qui justifie pleinement l’application de ces sanctions », indique le Dr Anjarasoa Maharavo Rasoanomenjanahary.
Conformément au Code municipal d’hygiène, le montant des sanctions financières varie de 5 000 à 500 000 ariary. La municipalité prévoit d’utiliser un carnet de quittances d’amende pour dresser les procès-verbaux et appliquer ces verbalisations.
Miangaly Ralitera
