GARE ROUTIÈRE - Le transfert à Amoronakona divise les transporteurs

Les préparatifs pour le déménagement des transporteurs du stationnement de Fasan’ny Karàna s’enchaînent. Les coopératives adoptent toutefois des positions opposées.

Grande affluence au stationnement Fasan’ny Karàna.

Des transporteurs veulent rester au stationnement de Fasan’ny Karàna, d’autres envisagent de s’installer à la gare routière d’Amoronakona. Ces positions opposées font suite à l’ultimatum de 15 jours accordé par le ministère des Transports et de la Météorologie aux exploitants de Fasan’ny Karàna pour rejoindre la gare routière d’Amoronakona.

« Bien sûr que nous allons nous installer dans cette nouvelle gare. L’emplacement nous convient pour sa proximité », lance le président d’une coopérative de transport qui relie Antananarivo et les régions du Sud-Est, hier. Un représentant de cette coopérative a d’ailleurs assisté à la réunion organisée par le ministère des Transports et de la Météorologie pour les responsables des coopératives de taxis-brousse desservant la nationale 7, mercredi. Cette rencontre a permis de dissiper les doutes et les malentendus des transporteurs encore réticents à quitter ce stationnement.

Leur plus grand souci, en effet, c’est l’arrivée des voyageurs à la gare routière d’Amoronakona. Beaucoup pensent que cette gare est un peu loin de la ville, alors que leurs principaux passagers sont des commerçants qui font leurs achats au centre-ville, notamment à Anosibe, à Behoririka ou encore à Andravoahangy. Depuis son ouverture au mois de juin, la gare est désertée.

Qualité

Le ministère assure que des navettes seront mises en place pour relier Amoronakona au centre-ville et à ses environs, et que la fréquence des passages des trains urbains va être améliorée. Actuellement, trois départs sont assurés quotidiennement depuis Soarano, à 5 h 30, à 13 h et à 17 h 30. Il a aussi été évoqué une gestion rationnelle des box au stationnement afin de mieux servir les véhicules de transport qui entrent et repartent, tout en assurant des services publics de qualité aux passagers nationaux et étrangers.

Ces transporteurs avancent, de leur côté, plusieurs raisons pour expliquer leur position. « Ce sont les passagers qui refusent de venir à Amoronakona, c’est trop loin pour nos principaux clients », lance Vincent de Paul Razafimanantsoa, président d’une coopérative. Des passagers ont exprimé leur intérêt pour la gare routière d’Amoronakona et déplorent que ce soient les coopératives qui y soient aux abonnés absents.

Vincent de Paul Razafimanantsoa ajoute qu’ils ne quitteront pas ce stationnement. « La gare routière d’Amoronakona n’est pas adaptée aux besoins des passagers, dont ceux en provenance de Tolagnaro qui dorment souvent dans le box, alors que celui à Amoronakona est très étroit », explique Vincent de Paul Razafimanantsoa. Ce dernier avance qu’ils ont demandé une audience avec le président de la Refondation de la République de Madagascar. Ils proposent comme solution d’aménager un terrain à Androndrakely pour les transporteurs desservant l’axe Sud.

Miangaly Ralitera

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