Le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française récuse le statut d’émissaire de Paris. Il assume néanmoins sa volonté de jouer un rôle de relais parlementaire entre Madagascar et la France.
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| Le député français Bruno Fuchs a donné un point final à son second séjour à Madagascar par une conférence de presse, hier, à Ambatomena. |
Maintenir un contact politique. En substance, tel est l’objectif de Bruno Fuchs, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française. Le parlementaire a conclu son séjour à Madagascar, hier, par une conférence de presse à l’ambassade de France, à Ambatomena. Il s’agit de sa deuxième visite dans le pays en neuf mois.
Le parlementaire explique que le sens de son déplacement est de rappeler la force des relations qui unissent Madagascar et la France. L’idée serait aussi de rappeler que, du côté français, « la position, aujourd’hui, est de construire un partenariat d’un certain nombre de dimensions avec l’État malgache de façon à ce que le partenariat profite rapidement à la population. On est quand même deux pays amis, partenaires, on a plusieurs raisons de trouver des partenariats intelligents, efficaces et utiles pour la population malgache ».
Au-delà du seul cadre bilatéral, Bruno Fuchs inscrit également son séjour dans la Grande Île dans une réflexion plus large sur les relations entre l’Afrique et l’Europe. Dans un monde marqué par la compétition entre grandes puissances et blocs géographiques, il estime que les deux continents ont intérêt à construire un projet politique et économique commun.
« Il faut créer un projet politique fort entre les deux continents pour rivaliser face aux deux grands blocs Asie et Amérique. C’est aussi ça le projet qui est derrière mes déplacements. Créer des maillages, des partenariats pour que ce projet prenne corps », affirme le parlementaire. Cette nécessité prend une dimension particulière à Madagascar, qui prône une diplomatie tous azimuts, avec notamment la présence russe.
Pour le député français, Antananarivo a raison de multiplier ses partenaires, aucun pays n’étant en mesure de répondre seul à l’ensemble de ses besoins de développement. Cette concurrence doit également pousser la France à devenir « plus compétitive, plus efficace » et à faire évoluer ses pratiques. Selon lui, « le dénigrement» constitue cependant une limite. Bruno Fuchs estime que la compétition entre partenaires ne peut justifier le recours à la désinformation ou à des campagnes de dénigrement visant à affaiblir un concurrent.
Ni émissaire ni envoyé spécial
« On ne peut pas accepter ce genre de comportement », affirme le député Fuchs. Pour revenir au cadre bilatéral, le but du parlementaire, dans une certaine mesure, est de ne pas laisser se distendre la relation entre Madagascar et la France, alors que la Grande Île se trouve dans une période charnière sur les plans politique et diplomatique. Il estime que la France doit rester présente, non dans une logique d’exclusivité, mais en proposant des coopérations concrètes et utiles, qui répondent aux préoccupations des Malgaches.
S’il assume sa volonté de jouer un rôle de trait d’union politique entre Madagascar et la France, le député Fuchs récuse toutefois la casquette d’émissaire officieux de l’Élysée. Une réputation que lui prêtent certaines sources diplomatiques nationales. Il serait celui qui facilite la reprise du dialogue avec un pays avec lequel la France serait en délicatesse. « Non, que les choses soient claires, je ne suis pas un émissaire ou un envoyé spécial », réplique-t-il, affirmant avoir son propre agenda et jouir pleinement de sa liberté parlementaire.
Néanmoins, il a été le premier élu français et européen à se rendre dans la Grande Île, en novembre 2025, et à rencontrer les autorités de la Refondation. Quelques jours plus tard, un échange téléphonique a eu lieu entre le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, et son homologue français, Emmanuel Macron. Il explique qu’en tant que parlementaire, qui plus est au sein de la commission des Affaires étrangères, il entretient des liens avec des membres de l’exécutif français.
Bruno Fuchs reconnaît par ailleurs que sa précédente visite, suivie des échanges qu’il a eus à son retour en France, a pu contribuer au rapprochement entre les deux chefs d’État. « Il y a certainement des positions voisines, donc tant mieux si j’ai pu inspirer. Mais je ne suis pas en service commandé. (…) Aujourd’hui, je le redis, je pense que oui, il faut continuer à renforcer des partenariats dont la population a vraiment besoin », ajoute-t-il, en soulignant n’avoir rédigé aucune note ni aucun rapport.
Le parlementaire rappelle qu’à l’issue de sa première visite à Madagascar, il avait émis l’avis selon lequel « il est utile et efficace pour la population malgache de ne pas couper avec Madagascar et au contraire d’avancer sur un certain nombre de partenariats (…)». À l’entendre, la volonté affirmée par le colonel Randrianirina « de répondre aux aspirations formulées par les jeunes» l’avait convaincu lors de sa première visite à Madagascar. L’ayant rencontré jeudi, Bruno Fuchs affirme constater que, jusqu’à présent, le chef de l’État s’en tient à cette ligne directrice.
Garry Fabrice Ranaivoson

Effectivement il faut faire la part des choses entre la posture du président Français et le parlement . Emmanuel Macron qui semble être en phase avec Nicolas Sarkozy qui a été le premier soutien du président déchu pendant la crise de 2009 . Il y a eu ce fameux entretien téléphonique entre Macron et l’oligarque mafieux Mamy Ravatomanga à la veille des présidentielles en 2023 . Macron qui prédisait pour ce magnat le «nouveau Donal Trump de l’océan Indien »(sic) ! Puis l’ancien président Français de Madagascar qui a fait spécialement le déplacement récent de Dubaï pour solliciter la France d’intervenir pour la libération de ce sulfureux homme d’affaire . Pure coïncidence ou non la presse qui roule pour la Françafrique rapportait une issue favorable devant la justice Mauricienne, une caution en sus pour la liberté sous condition.
RépondreSupprimerLes Malgaches sont assez intelligents pour subodorer ce jeu malsain de l’Elysée . L’envoi d’un avocat Parisien pour la prochaine comparution n’a rien d’anodin .
Ces manœuvres dans le seul de faire revenir au pouvoir ce fuyard vomi par le peuple Malgache vont crisper davantage les relations entre les deux pays .
Oui, que la France dégage définitivement, et qu'on instaure le Russe en tant que langue officielle .... et on reviendra au Moyen âge !! Marco, au pouvoir !!!!
RépondreSupprimerTrès intelligent de la bouche d'un écervelé pour défendre l'ancien gouverneur de la France qui a fini dans les poubelles de l'histoire
SupprimerTrès intelligent de la bouche d'un écervelé pour défendre l'ancien gouverneur de la France qui a fini dans les poubelles de l'histoire !
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