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| Shyn poursuit son ambition de faire rayonner la musique malgache sur la scène internationale. |
De ses débuts à Toamasina à sa reconnaissance internationale, Shyn veut désormais porter l’identité musicale malgache au-delà des frontières.
De son vrai nom Be Jean Prosper, Shyn nourrit une ambition internationale : faire découvrir la musique malgache au monde entier. « Mon objectif, c’est de faire connaître notre musique dans le monde entier », affirme l’artiste, également entrepreneur et figure majeure de la scène musicale malgache.
Fils d’un saxophoniste qui accompagnait notamment Radama Antoine lors de voyages et de tournées, Shyn grandit dans un environnement musical. Adolescent, les textes laissés par son frère aîné, auteur décédé en 2000, l’encouragent à apprendre à chanter et à transmettre ses propres messages. Sa première apparition scénique a lieu lors d’un concert où il est présenté en tant qu’artiste invité, alors qu’il se produit encore dos au public.
Distinction
En 2003, il rencontre un groupe reconnu à Tamatave et participe à l’album du groupe Jiolahy. Il apprend ensuite les bases de la production en studio avant de poursuivre, pendant deux ans, une formation autodidacte, consacrant de longues heures à la musique. En 2007, ses chansons commencent à être diffusées à la radio, puis il multiplie les apparitions médiatiques et les scènes, notamment à Antsahamanitra.
Son parcours s’ouvre progressivement à l’international avec le Makua Tour en France, après avoir accompagné Denise en France et en Côte d’Ivoire avant 2014. Son titre Resimpitia lui permet de remporter une distinction de révélation du continent, avant sa participation aux Afrima (All Africa Music Awards) en 2017 et une expérience aux États-Unis, notamment à Dallas.
Avec plus d’une centaine de chansons, Shyn revendique son attachement au R’n’B, auquel il a associé de nouveaux rythmes à Madagascar. « Certains n’ont pas immédiatement accepté ce nouveau rythme, mais il fait partie de l’essence que j’ai voulu apporter et de la vision que j’ai installée », explique-t-il. Il reste fidèle à ses racines : « Je ne quitte pas le R’n’B. Même si les rythmes et les styles évoluent, il faut toujours revenir à l’origine et aux fondamentaux. »
Cassie Ramiandrasoa
