La période des vacances met les budgets familiaux à rude épreuve. À Mahajanga, une escapade de quelques jours représente désormais une dépense minimale d’un million d’ariary pour deux personnes.
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| La cathédrale de Mahajanga be est un des monuments touristiques de la cité des fleurs. |
Passer de trois à cinq jours de vacances à Mahajanga représente aujourd’hui un véritable défi financier. Il faut prévoir au minimum un budget d’un million d’ariary pour un séjour de trois à cinq jours à deux, dans des conditions de confort basiques. Le coût total varie toutefois selon le type de voyage ainsi que les options retenues en matière d’hébergement et de restauration.
Il faut prévoir entre quatre-vingt-quinze mille et trois cent mille ariary par jour et par personne. Cette estimation comprend un hébergement économique ou standard, des repas dans des restaurants locaux ou de gamme moyenne ainsi que quelques activités. Les dépenses consacrées aux repas commencent à 10 000 ariary par jour et par personne.
Ce montant d’un million d’ariary inclut les frais de transport depuis la capitale en taxi-brousse, soit soixante-dix mille ariary par personne pour un aller.
Pour les familles voyageant en voiture, les dépenses en carburant s’ajoutent au budget et s’élèvent à au moins huit cent mille ariary pour l’aller-retour. « Nous avons dépensé trois cent mille ariary en carburant pour venir à Mahajanga et autant pour le retour. Notre véhicule consomme peu, car il s’agit d’une petite voiture légère. Les dépenses quotidiennes liées aux activités, à la restauration et aux collations varient entre trente et quarante mille ariary. C’est déjà énorme pour notre famille. Nous devons nous serrer la ceinture avec nos trois enfants. Le prix d’une tige de brochette est passé à 500 ariary. Nous en commandons au moins trente à chaque fois, auxquels s’ajoutent les accompagnements et les boissons. Nous avons préparé ce voyage pendant plusieurs mois, mais, malgré tout, les prix restent très élevés. Nous avons prévu un budget supplémentaire pour le carburant, les repas, les déplacements et les petits achats », raconte une mère de famille.
Abordable
Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de louer des chambres d’hôtel, des maisons d’hôtes ou des villas privées, des maisons de vacances proposent des chambres à des prix abordables. D’autres infrastructures, telles que des établissements scolaires, mettent également des salles à disposition à moindre coût.
Côté restauration, des établissements proposent des menus et des plats typiquement malgaches. Le soir, certaines familles se rendent dans des gargotes pour manger du vary amin’anana ou des « composés » afin de limiter leurs dépenses.
Les familles nombreuses, quant à elles, préparent parfois leurs propres repas pour économiser. Certaines apportent même des légumes depuis la capitale.
Malgré ces difficultés et la hausse des prix, les visiteurs continuent d’affluer à Mahajanga. Son climat, sa sécurité et la diversité de ses attractions touristiques confortent son statut de première destination touristique nationale.
Vero Andrianarisoa
