![]() |
| Un champ de cresson. |
Dans les rizières d’Antananarivo, le cresson prend une place importante dans le calendrier agricole. De mars à août, plusieurs cultivateurs se tournent vers cette culture, qui s’adapte aux terrains humides et approvisionne les marchés de la capitale. Dans plusieurs zones, les parcelles habituellement réservées au riz accueillent ainsi cette production pendant cette période. La disponibilité de l’eau dans ces rizières favorise le développement de cette plante.
Dans ces zones agricoles, plusieurs cultivateurs pratiquent cette culture et se partagent les parcelles disponibles pendant la saison. Les récoltes successives permettent aux producteurs de répondre à la demande du marché. « Cette période est favorable à cette culture. L’eau est disponible et nous pouvons effectuer plusieurs cycles pendant la saison », explique Rajanto, cultivateur de cresson.
Dès cinq heures du matin, les cultivateurs rejoignent leurs parcelles pour commencer la vente de leur production aux marchands et aux habitants des environs. Malgré le froid matinal, ils assurent également l’entretien des cultures et la récolte jusqu’à neuf heures.
Dépenses
Pour développer son activité, Rajanto loue deux rizières pour 450 000 ariary pendant la saison. Entre mars et août, il réalise trois à quatre cycles de culture. Sa production est ensuite destinée principalement aux vendeurs qui viennent s’approvisionner directement auprès de lui.
Auprès des marchands, Rajanto vend une toile de jute de cette production entre 15 000 et 20 000 ariary. Le prix varie selon que le sac est fourni par le marchand ou par le producteur. Une partie de sa récolte est également vendue directement aux habitants des environs à 500 ariary la botte, pour la consommation familiale ou l’alimentation des volailles.
Mais cette activité nécessite plusieurs dépenses et un suivi régulier. Les cultivateurs doivent assurer le renouvellement de l’eau des rizières et utiliser des insecticides pour lutter contre les petits insectes qui attaquent les plants. Ces traitements font partie des étapes nécessaires pour préserver la qualité de la récolte.
Avec plusieurs producteurs présents dans les rizières de la capitale, la culture du cresson anime un circuit économique local reliant cultivateurs, vendeurs et consommateurs. De la parcelle jusqu’au marché, cette production saisonnière participe à l’approvisionnement en légumes frais d’Antananarivo.
Fanilo Mampianintsoa
