TSIROANOMANDIDY - L’assassin d’une femme abattu par les gendarmes

L’assassinat d’une femme et de son bébé à Amparihimanga, Tsiroanomandidy, a été élucidé. Les auteurs présumés ont été démasqués et le mobile était un simple lopin de terre.

Les gendarmes et militaires, auteurs de l’arrestation des présumés meurtriers.

Dimanche, quatre personnes ont été interpellées par les Forces de l’ordre dans le cadre du meurtre atroce d’une mère et de son bébé à Amparihimanga, commune de Maritampona, district de Tsiroanomandidy.

Selon la gendarmerie, l’un des suspects, surnommé Pôta, a reconnu avoir participé directement au crime. Il aurait agi par jalousie et rancune à propos d’un terrain cultivé par la famille victime, parcelle appartenant à son père. Lors de son transfert pour identifier ses complices, il aurait tenté de s’échapper et a été abattu par les gendarmes. Trois autres individus, dont le propriétaire du terrain, ont été placés en garde à vue pour la suite de l’enquête.

Une journaliste locale rapporte que les militaires ont collaboré avec la compagnie de gendarmerie de Tsiroanomandidy pour mener l’opération. Les enquêteurs poursuivent les investigations pour retrouver d’éventuels complices encore en fuite. Les autorités assurent que la situation sécuritaire est désormais maîtrisée, mais l’affaire reste sensible et suscite une forte émotion dans le Bongolava.

 Laissé pour mort

Les faits remontent au 13 février. D’après les témoignages recueillis sur place par la consœur, une mère s’était rendue aux champs avec ses deux enfants, âgés respectivement de 6 ans et de 1 an et demi. Les assaillants ont tenté d’enlever le plus jeune. La mère, en s’interposant, a été tuée sur le coup. Le fils aîné a également été frappé et laissé pour mort, mais il a survécu et a pu regagner le village pour demander de l’aide.

Le lendemain, le corps décapité du nourrisson a été retrouvé près du lieu du meurtre de sa mère, ce qui confirme la cruauté des meurtriers.

Les informations judiciaires révèlent que le mobile serait un conflit foncier. La famille victime cultivait un terrain qui ne lui appartenait pas, ce qui aurait provoqué la colère du fils du propriétaire. Les tensions autour de la terre se sont transformées en crime. Des voisins interrogés par la presse locale évoquent un climat de rivalité et de rancune qui couvait depuis plusieurs mois.

La gendarmerie met en garde contre les conflits liés aux terres, soulignant qu’ils constituent un facteur croissant d’insécurité.

Gustave Mparany

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