FORCES ARMÉES - Le Chef de l’État veut des généraux exemplaires

Le colonel Randrianirina a rappelé que l’élévation en grade constitue avant tout une responsabilité au service de la nation. À cet effet, il a exhorté les officiers généraux à être des exemples.

Le Chef de l’État accompagné du commandement des Forces armées durant la revue des troupes  au début de la cérémonie d’hier.

Une exemplarité en toute circonstance. C’est ce que le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, demande aux officiers généraux des Forces armées. Une demande qui résonne comme une injonction à l’endroit des généraux nouvellement promus, à qui il a remis leur drapeau, hier, au camp du 1  Bataillon parachutiste d’Ivato.

Comme le veut la tradition militaire, les nouveaux généraux de corps d’armée, de division et de brigade ont reçu leur drapeau des mains du locataire d’Iavoloha, hier. Étant donné que la fonction prime sur le grade, bien qu’il soit colonel, Michaël Randrianirina, en tant que Chef de l’État, dispose aussi de la prérogative de Chef suprême des Forces armées. À ce titre, il a donné ses instructions aux nouveaux étoilés lors de la cérémonie d’hier.

« L’accession au grade, et en particulier au rang de général, ne constitue pas seulement un honneur : elle implique également des responsabilités. Selon l’adage, “l’arbre le plus haut est le plus exposé au vent” [une traduction libre d’un proverbe malgache]. Ainsi, les étoiles que vous portez désormais et l’étendard qui vous est remis exigent de votre part une conduite irréprochable, digne et honorant à la fois la grande famille dont vous êtes issus et la communauté dans laquelle vous vivez », déclare alors le président de la refondation de la République.

Il leur demande également de l’engagement pour servir l’intérêt de la population. « Je vous demande de vous tourner pleinement vers le peuple malagasy, à être encore plus proches de lui, à le protéger et à concentrer vos efforts sur le développement de notre chère nation », ajoute-t-il alors. Sans pour autant reprendre ses propos, le Chef de l’État a rappelé qu’il a également fait une autre demande aux Forces armées, en rapport avec la conjoncture nationale, durant la cérémonie d’ouverture des Assises de l’armée, au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, lundi.

Unité et cohésion

Au CCI, le colonel Randrianirina a demandé aux Forces armées de lui prêter main-forte pour que la refondation de la République soit une réussite. C’est durant cette cérémonie de lundi, également, que le général Démosthène Pikulas, chef d’état-major des armées, a fait part du fait que les temps de la Grande muette sont révolus. « Elle [l’armée] aura son mot à dire sur toutes les situations à venir, elle ne restera ni passive, ni indifférente, ni muette (...) afin de conduire ensemble le pays vers le progrès et partager les responsabilités (...) », a-t-il déclaré, lundi.

Ayant été le premier à prononcer un discours, hier, au camp du 1er Bataillon parachutiste, le général Ely Razafitombo, ministre des Forces armées, a mis l’accent sur la responsabilité des officiers généraux. « Je vous exhorte donc, et je m’y associe moi-même, à assumer pleinement vos missions et responsabilités, qui sont la défense de la souveraineté nationale ainsi que le maintien de l’ordre, de la sécurité et de la paix, conformément à la vision du pouvoir actuellement en place. N’oubliez pas que le peuple place son espoir en nous », soutient-il.

Le général Razafitombo élargit cet appel au sens de la responsabilité à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité (FDS). « Redoublez donc d’énergie, intensifiez les efforts déjà accomplis au service de nos compatriotes. Soyons le reflet de cette dynamique de renouveau, des modèles de bonne conduite, afin que les changements que nous portons aient des retombées concrètes et tangibles sur la vie de la population », lance-t-il alors.

Le ministre des Forces armées a conclu sa prise de parole en prêchant pour l’unité et la cohésion au sein des FDS. 

Garry Fabrice Ranaivoson

1 Commentaires

  1. L’exemple précis qui suit est une honte pour l’armée .Elle élève des hommes et des femmes censées incarner le courage jusqu’au sacrifice. Puis, il y a Ravalomanana Richard qui vient d’offrir à l’institution militaire sa plus cinglante humiliation en se révélant être un pleurnichard lâche, prêt à tout pour fuir les conséquences de ses actes.
    L’homme qui se pavanait en « homme fort », le gros bras d’Andry Rajoelina qui terrorisait les médias et les opposants avec son fusil en bandoulière, fond aujourd’hui en larmes en cellule. Le voilà, le fier produit des écoles de guerre françaises et américaines : un général en détresse qui offre ses galons en échange de sa liberté
    Il bafoue le sens du sacrifice. Des milliers de soldats, de bas rang jusqu’aux officiers, sont formés à affronter l’extrême, y compris la capture et l’emprisonnement.
    Son règne de terreur médiatique n’était donc qu’une mise en scène ? Ses galons, son attitude de dur, n’étaient que les accessoires d’un complexe d’infériorité caché sous l’uniforme. Il salit la notion de commandement. Un commandant, surtout du CIRGN, est censé inspirer, prendre des décisions difficiles et assumer ses responsabilités.Il cherche à disparaître par la plus petite porte, quitte à en appeler au meurtre.
    Sur un point, cependant, ses lamentations doivent être entendues : il a affirmé être prêt à voir ses galons retirés pour sortir .Le problème n’est pas un marchandage où il échange ses insignes contre sa liberté. Le problème est que ces galons, il ne les mérite plus. Par son comportement lâche et indigne, il a lui-même décloué ces étoiles du drap de l’honneur militaire.
    Son comportement est une insulte à chaque militaire qui a serré les dents dans l’adversité, à chaque ancien combattant, à chaque soldat qui comprend que porter l’uniforme engage bien au-delà du simple port d’armes. La vraie question n’est plus de savoir s’il sera jugé, mais comment l’armée malgache peut-elle laver cet affront fait à son éthique ? Ravalomanana Richard a peut-être peur de la prison, mais ce qu’il devrait redouter par-dessus tout, c’est le mépris éternel de ses pairs et la postérité d’être celui qui a préféré les sanglots aux principes.
    En vrai c’est un psychopathe sanguinaire !

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