MAINTIRANO - Un possible débris spatial découvert au large

Un mystérieux objet métallique, s’est échoué près des côtes de Maintirano. Les habitants intrigués ont alerté les autorités.

L’objet métallique mystérieux laisse les habitants perplexes et les autorités prudentes.

Un étrange objet métallique, de forme sphérique, a été découvert en mer dans la commune de Tambohorano, district de Maintirano, région Melaky. Selon les pêcheurs, il aurait été aperçu dès le mois de décembre 2025, au nord de l’île Kimija. Pensant que son propriétaire viendra le récupérer, ils l’avaient laissé sur place, mais personne ne s’est présenté depuis.

Mardi, l’objet a été tiré vers la plage par les pêcheurs. La gendarmerie et le maire ont aussitôt décidé qu’il ne devait plus être touché, jusqu’à l’arrivée des instructions. Ils craignent en effet que l’objet ne soit potentiellement dangereux et puisse, par exemple, contenir des substances toxiques.

Les autorités ont annoncé qu’un délai de trois mois serait accordé jusqu’à ce que le propriétaire se manifeste. Passé ce délai, des mesures seront prises pour déterminer le sort de cette mystérieuse sphère.

L’origine de l’objet reste inconnue. Les habitants, intrigués et parfois inquiets, s’interrogent sur ce qu’il pourrait être. Certains évoquent un débris industriel ou aéronautique, d’autres un vestige tombé du ciel. 

Indices

En attendant des éclaircissements, la curiosité et l’incertitude continuent de planer sur les plages de Maintirano.

Un spécialiste en aéronautique, sollicité pour analyser les images, avance plusieurs indices. « La forme sphérique et la structure métallique ressemblent fortement aux réservoirs pressurisés utilisés dans les lanceurs spatiaux ou certains avions militaires. Ces sphères servent à stocker des gaz ou des carburants comme l’hydrazine ou l’oxygène liquide. Leur surface lisse et les attaches visibles correspondent aux standards de l’industrie spatiale », explique-t-il.

Selon lui, il est probable que l’objet soit un débris spatial ayant survécu à sa rentrée atmosphérique avant de s’échouer en mer.

Ce genre de cas n’est pas rare. L’Agence spatiale européenne et le Centre national d’études spatiales évoquent régulièrement la retombée sur Terre d’étages supérieurs de fusées, de réservoirs et de fragments divers après l’achèvement de leur mission.

« Même si l’objet paraît inerte, il peut contenir des résidus chimiques ou présenter des risques mécaniques. Les autorités ont eu raison de sécuriser la zone et d’interdire tout contact direct », précise l’expert.

Gustave Mparany

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