MAHAJANGA - Baisse des cas de dengue et chikungunya

Depuis décembre, les épidémies de dengue et de chikungunya ont frappé la ville de de Mahajanga. Aujourd’hui, la situation se décante petit à petit.

Les consultations des médecins sont obligatoires  en cas de maladie.

Les cas de dengue et de chikungunya ont diminué à Mahajanga. Les centres de santé de base et les établissements hospitaliers sont moins fréquentés depuis plus de trois semaines. «On enregistre moins de malades depuis le passage du cyclone Fytia. Les consultations ne dépassent plus deux ou trois par jour, contrairement aux mois précédents, avec plus de douze patients par jour à traiter», affirme un médecin d’une clinique privée située à Mahajanga Be. Il explique que le passage du cyclone a été une occasion de balayer et de chasser les moustiques. En effet, les cataclysmes naturels sont aussi favorables aux humains et ne sont pas tous ravageurs. Le paludisme n’existait plus à Mahajanga depuis belle lurette. Les anophèles se cachaient dans les forêts. «Nous l’avons étudié durant nos études de médecine. Mais depuis l’incendie criminel d’Ankarafantsika, les anophèles ont fui vers Mahajanga, où elles sont désormais présentes», déplore ce médecin. 

Les moyens pour lutter contre les anophèles diurnes, responsables de la dengue, et les anophèles nocturnes, sources du chikungunya, consistent à se débarrasser des déchets encombrants, à éliminer les eaux stagnantes, les saletés ainsi que les buissons.

Important

 Le traitement doit être appliqué comme le médecin l’a prescrit et il est important de prendre tous les médicaments ordonnés, car ils sont essentiels à la guérison, recommandé notre interlocuteur. Seuls les résultats des laboratoires peuvent expliquer et confirmer la maladie. Mais, dans tous les cas, la dengue et le chikungunya s’attrapent par une piqûre d’anophèle.

Ces deux maladies se manifestent différemment. «Au réveil, le malade atteint de la dengue ressent des douleurs au niveau des articulations, en commençant par les mains, puis les coudes, jusqu’aux hanches et aux genoux. La douleur est ressentie de manière unilatérale dans le corps», décrit notre spécialiste. Tandis que le chikungunya est accompagné d’une forte douleur aux mollets, la douleur articulaire est symétrique, ressentie dans toutes les articulations, à gauche comme à droite du corps. Des ganglions et des éruptions cutanées sont observés. Le malade éprouve une grande difficulté à se déplacer. La douleur est chronique et c’est pourquoi une rééducation ou une kinésithérapie est conseillée, car la douleur persiste pendant toute une année.

Les moustiquaires sont obligatoires au coucher à Mahajanga pour éviter les piqûres d’anophèles. Les lotions ou diffuseurs anti-moustiques sont uniquement répulsifs, mais ne les tuent pas.

Vero Andrianarisoa

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