DESTRUCTION DU COLISÉE - Le montant du chantier reste à déterminer

Après la décision du Tribunal de première instance d’Anosy ordonnant la démolition du Colisée au sein du Rova, la question de sa mise en œuvre reste en suspens.

Le colisée de la discorde.

La décision vient d’être prononcée et la mise en œuvre de la démolition du Colisée sera étudiée. Il n’y a pas encore de détails concernant le budget de démolition. Mais le jugement a été rendu et le ministère a décidé de s’en remettre à la loi », indique-t-on au ministère de la Culture et de la Communication.

Le verdict est tombé hier au Tribunal de première instance (TPI) d’Anosy : le Colisée, construit à l’intérieur du Rova, devra être démoli dans les plus brefs délais. La décision marque un tournant majeur dans cette affaire à forte portée symbolique et patrimoniale.

L’audience s’est tenue en présence des membres de la grande famille des Andriana, de plusieurs associations de protection du patrimoine, de nombreux citoyens ainsi que de représentants de diverses organisations. Au cœur des débats : l’avenir de la Nation et la nécessité d’un « retour aux sources », afin d’éviter toute dérive et de préserver le caractère sacré du lieu.

Le jugement repose sur trois points essentiels. Premièrement, la démolition du Colisée érigé dans l’enceinte du Rova. Deuxièmement, le rétablissement de l’appellation « Rovan’i Antananarivo » au lieu de « Rovan’i Madagascar ». Troisièmement, la suppression de toutes les constructions ou installations qui n’ont pas été réalisées à l’époque des souverains et qui ont été ajoutées ultérieurement.

Sacré

Ndriana Rabarioelina, chef de la grande famille des Andriana Merina et chef de la grande famille des souverains de Madagascar, a rappelé la dimension spirituelle du site : « Le Rovan’i Antananarivo est un lieu sacré, l’un des plus sacrés de Madagascar. Le peuple malgache est une nation sacrée, Madagascar est une terre sacrée. Il faut respecter ce caractère sacré et revenir aux sources afin qu’il n’y ait plus de malédiction, mais des bénédictions pour tout le peuple malgache. »

Il a également insisté sur l’urgence de la démolition du Colisée, affirmant qu’un palais doit se dresser à sa place et que les cérémonies ne doivent en aucun cas se tenir au sein du Rova.

La décision judiciaire ouvre ainsi une nouvelle étape pour le Rovan’i Antananarivo, entre respect du patrimoine, symbolique nationale et modalités concrètes d’application du jugement.

Cassie Ramiandrasoa

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