MADAGASCAR - UNION EUROPÉENNE - 370 milliards d’ariary pour le commerce, l’eau et la biodiversité

Madagascar et l’Union européenne renforcent leur partenariat avec trois conventions de financement totalisant 370 milliards d’ariary. De quoi améliorer le quotidien de milliers de familles.

Signature des trois conventions de financement entre Madagascar et l’Union européenne.

Un souffle d’espoir. La République de Madagascar et l’Union européenne ont signé hier trois conventions de financement totalisant 370 milliards d’ariary (environ 73 millions d’euros), destinées à transformer l’économie, améliorer l’accès à l’eau et protéger l’environnement. La cérémonie, organisée au ministère de l’Économie et des Finances à Anosy, a réuni le ministre Herinjatovo Ramiarison, l’ambassadeur de l’UE Roland Kobia, ainsi que des représentants de l’Allemagne et de la France.

« Nous passons d’une logique de moyens à une logique de résultats », a déclaré le ministre Ramiarison. « Je ne jugerai pas le succès de ces programmes au nombre de rapports produits, mais à l’impact réel sur le terrain. » Une phrase qui résonne pour tous ceux qui espèrent voir des changements concrets dans leur vie quotidienne.

Le programme ACTE, doté de 90 milliards d’ariary, vise à soutenir les petites et moyennes entreprises et à diversifier les exportations. Concrètement, cela signifie plus d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que des produits malgaches mieux valorisés à l’international. 

Résilience

« Chaque heure gagnée au port ou à la douane grâce à la dématérialisation est un point de compétitivité gagné pour nos PME », souligne le ministre.

Le projet Eau et Assainissement à Toamasina (PEAT) bénéficie de 125 milliards d’ariary pour garantir l’accès à l’eau potable et améliorer les réseaux d’assainissement. Pour les habitants de la ville portuaire, cela représente moins de maladies, plus de temps pour le travail et l’école, et une vie quotidienne plus sûre. « Ce programme assurera non seulement l’accès à l’eau potable, mais renforcera aussi la résilience face aux événements climatiques extrêmes », précise Roland Kobia.

Le programme PADIPAP, doté de 140 milliards d’ariary, combine protection de la biodiversité et soutien aux communautés locales. En favorisant l’agroforesterie, l’écotourisme et d’autres activités durables, il permet aux habitants de générer des revenus sans détruire la nature. « Ce programme vert permettra de produire de grands arbres, qui laisseront de la place aux petites pousses», illustre l’ambassadeur, rappelant que la protection de l’environnement peut rimer avec prospérité.

Avec ces trois programmes, ce sont des milliers de familles qui verront leur quotidien s’améliorer. Pour l’Union européenne, ces financements dépassent la simple aide financière : « C’est un signe tangible d’un renouveau de notre coopération et de notre volonté de soutenir la refondation », conclut Roland Kobia.

Madagascar mise sur ses ressources naturelles, sa jeunesse et sa créativité pour bâtir un futur plus solide et durable – et cette coopération européenne pourrait bien en être le moteur.

Irina Tsimijaly

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