GEOFFREY GASPARD - « Le pays ne s’ouvre pas assez aux réseaux anglophones »

Pour le Vice-président de l’Office régional du tourisme de Diego-Suarez, Madagascar est une belle maison.


Le rapport officiel parle de rebond de trois cent mille touristes en 2025. Que vous inspire cette nouvelle ?

Selon moi, il n’est pas question de rebond. C’est normal et logique que l’on ait ce nombre au vu du travail effectué par les autorités et équipes compétentes à travers les années depuis la fin de la crise Covid. C’est encourageant, mais les propositions de solutions ont toujours été là pour augmenter le nombre d’arrivées touristiques et faciliter l’accès à Madagascar ainsi qu’à ses destinations. Aux dirigeants actuels de faire preuve de bon sens, d’être à l’écoute des professionnels. Il faut avoir confiance en eux, les résultats positifs se feront très vite ressentir, bien au-delà de trois cent mille touristes.

Vous qui sillonnez Madagascar, et promouvez la Grande Île, notamment sur les réseaux sociaux, diriez-vous que Madagascar est visible ?

Madagascar n’est pas assez visible au niveau international. Il ne faut pas se faire d’illusion, nous sommes inexistants face à toutes ces campagnes de pubs très agressives des professionnels du monde entier. Le plus grand handicap est que le pays ne s’ouvre que pour les réseaux francophones et pas assez pour les réseaux anglophones. 

Il faut que Madagascar s’adapte et communique plus sur les diverses offres et destinations, en anglais. Que toute la chaîne de valeur, que les opérateurs se mettent à l’anglais. Cela fera la différence, car tous nos concurrents, seulement dans l’océan Indien, sont majoritairement anglophones.

Quand on parle de tourisme et de Madagascar, qu’est-ce qui vous vient en premier à l’esprit ?

La liberté et ce sentiment d’aventure qui est propre à Madagascar. J’ai eu la chance de beaucoup voyager, même si je n’ai pas encore vu tout le pays, c’est toujours ces mêmes sensations qui reviennent. C’est le fait d’être à la maison, une très belle maison, et le fait d’avoir un plaisir incommensurable de découvrir une autre pièce à chaque voyage. Avec bien sûr tout ce qui va avec : la culture, la langue, les paysages, la nourriture, l’artisanat, etc… Toujours un plaisir !

Que pouvez-vous nous dire de la région DIANA, chère à votre cœur ?

La région DIANA est la sœur de la région SAVA (NDLR : Nord-Est). Elle est très riche et très connue à travers le monde, largement plus que la SAVA. Ses paysages, ses hots spots emblématiques, sa nourriture font briller Madagascar à l’international. 

Et l’avènement de l’accessibilité aérienne d’Antalaha, même si ce n’est pas un ATR-72 qui y atterrit mais un LET-410, au moins cela donne envie d’y aller. Nos deux régions sont complémentaires et forment le triangle du Nord. De très beaux circuits touristiques peuvent être réalisés s’il y a collaboration entre les Offices Régionaux du Tourisme et les opérateurs des deux régions.

Rondro Ramamonjisoa

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