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| Capture d’écran extraite d’une vidéo de la Direction de la promotion de la santé. |
Les hôpitaux pédiatriques sont actuellement saturés en raison de la bronchiolite. Une mère de famille, ayant requis l’anonymat, raconte son parcours. « Tout a commencé par quatre jours de fièvre persistante. Malgré les antibiotiques, l’état de mon enfant ne s’améliorait pas. Nous avons consulté un professeur et le diagnostic est tombé : bronchiolite, nécessitant une hospitalisation », raconte la mère.
Munie d’un billet d’admission, elle s’est lancée dans un véritable parcours du combattant. Les hôpitaux et cliniques étaient complets, et les déplacements se multipliaient alors que son enfant était en situation d’urgence. Dans un premier établissement, malgré l’avis médical, on leur a indiqué que l’état du bébé ne nécessitait pas d’admission, après une simple prise de température et un contrôle du taux d’oxygène, alors que l’enfant présentait encore des signes d’essoufflement, selon elle.
Finalement, à l’hôpital d’Ambohimiandra, l’affluence était impressionnante. « J’ai vu des dizaines de nourrissons malades attendre dans les couloirs, portés par leurs mères. Une chambre payante s’est libérée, mais des difficultés persistent, comme l’absence d’oxygène dans certaines salles et des coupures de courant, heureusement compensées par un groupe électrogène », poursuit-elle.
Hospitalisation non systématique
Cette expérience illustre la saturation des services pédiatriques à Antananarivo. Le Dr Lovaniaina Ravelomanana, pédiatre et directeur du Centre hospitalier Mère-Enfant d’Ambohimiandra, confirme la recrudescence des cas de bronchiolite. L’établissement prend en charge les enfants, et la majorité des admissions concernent des maladies respiratoires, en particulier la bronchiolite chez les nourrissons âgés de 0 à 1 an.
Le médecin rappelle que tous les enfants atteints de bronchiolite ne sont pas systématiquement hospitalisés. Seuls ceux présentant des signes de détresse respiratoire ou des complications nécessitent une prise en charge hospitalière. Considérée comme une maladie délicate, la bronchiolite peut entraîner des séjours de sept à dix jours, selon la gravité.
La bronchiolite, infection virale fréquente chez le nourrisson, débute généralement comme un rhume, avec un nez bouché, une toux sèche et une légère fièvre. En un à trois jours, les symptômes évoluent vers une gêne respiratoire: respiration rapide et sifflante, toux grasse, difficultés à manger ou à dormir.
Face à la situation, la prévention reste essentielle. « Les nouveau-nés jusqu’à trois mois doivent être protégés des personnes malades. La qualité de l’air à domicile doit être soignée, en évitant la fumée de cigarette, de bois ou de charbon. Le lavage des mains, une alimentation équilibrée et l’allaitement maternel exclusif pour les enfants de moins de six mois sont également recommandés pour limiter les risques », conclut le médecin.
Mialisoa Ida
