Nommée au poste de directrice technique nationale (DTN) au sein de la Fédération malagasy de tennis (FMT), Dally Randriantefy répond à nos questions.
Dally Randriantefy, comment comptez-vous relancer et structurer durablement le tennis en tant que directrice technique nationale de la FMT ?
Le tennis malgache a besoin d’un nouveau souffle, à commencer par une restructuration. Elle passera par la mise aux normes des infrastructures des clubs et la dotation en matériels nécessaires afin d’améliorer les terrains. Ce travail se fera par l’intermédiaire des ligues provinciales pour assurer une couverture nationale cohérente.
Par la suite, l’accent sera mis sur la multiplication des tournois (les Fed Sat), avec des compétitions satellites pour différentes catégories. Avec ou sans primes, l’essentiel est de multiplier les matchs pour progresser.
Vous allez donc faire une descente très poussée, comme une sorte de Mada Tour en tennis ?
Oui, c’est l’idée. Le Mada Tour Open aura lieu dans chaque ligue provinciale pour redynamiser efficacement la discipline. Une digitalisation complète du classement sera mise en place, avec une mise à jour mensuelle. Les références internationales comme l’UTR (Universal Tennis Rating) et le WTN (World Tennis Number) de l’ITF seront prises en considération. Ce classement numérique garantira des critères de sélection transparents pour les déplacements internationaux, avec des matchs de sélection régulièrement organisés. Par ailleurs, la réduction du coût des balles, grâce aux avantages liés à la licence, permettra aux joueurs de s’entraîner et de jouer plus fréquemment.
Quelles priorités fixez-vous à court terme en matière de formation, de détection et d’encadrement ?
La DTN se rendra en province avec une nouvelle approche, accompagnée d’entraîneurs évoluant au plus près du tennis mondial, afin de renforcer les compétences techniques au sein des ligues. La dotation de kits de mini-tennis aux clubs disposant d’écoles rendra la discipline plus attractive pour les enfants. Des actions de sensibilisation en milieu scolaire, en collaboration avec les ligues, élargiront la base de pratiquants. La détection sera affinée grâce à la multiplication des compétitions.
Vous avez parlé mercredi dernier d’un futur terrain couvert à Ankatso dans le programme du nouveau président. Pouvez-vous apporter plus d’explications ?
Couvrir deux terrains à Ankatso constitue un objectif majeur. Cela permettra aux joueurs de compétition de continuer à s’entraîner et à jouer malgré les intempéries qui perturbent plusieurs mois de l’année.
À l’issue de ces quatre années de mandat, à quoi devrait ressembler le tennis malgache selon votre vision ?
Je ne souhaite pas me poser en devin ni exercer une pression inutile. Mon objectif est plutôt d’inspirer les joueurs et leurs parents à construire de véritables projets de carrière et à faire rayonner davantage le tennis malgache, tant au niveau régional que continental.
Donné Raherinjatovo
