Le syndicat des employés du secteur agricole et de l’élevage, Sempifafi, a annoncé officiellement aujourd’hui qu’il ne collaborerait plus avec le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage. Cette décision signifie que le syndicat ne reconnaîtra plus les directives du ministère tant que ses revendications ne seront pas prises en compte.
Selon le Sempifafi, cette rupture intervient après de multiples pressions sur les employés, une gestion autoritaire et le manque de gouvernance spécifique pour le secteur de l’élevage. Le syndicat précise toutefois que cette décision n’est pas une opposition au gouvernement actuel, mais un appel à des réformes urgentes au sein du ministère.
Le syndicat demande avant tout la reconnaissance et la valorisation du secteur de l’élevage, jugé trop souvent négligé. Il ne réclame pas la démission du ministre, mais dénonce plusieurs points problématiques dans la gestion du ministère : les 12 points du protocole d’accord signé avec le ministère restent non respectés. Plusieurs organismes rattachés n’ont pas reçu les subventions promises, malgré des propositions concrètes d’entraide de la part du syndicat. Des bâtiments et patrimoines du ministère ont été accaparés de manière abusive, reflétant un manque de sécurisation et de suivi. Des nominations inappropriées à des postes stratégiques et le manque de valorisation des compétences créent un climat de frustration parmi les employés.
D’après le Sempifafi, ces problèmes structurels compromettent la bonne gestion de l’élevage et de l’agriculture, secteurs cruciaux pour l’économie locale et la sécurité alimentaire. Le syndicat insiste sur la nécessité d’une réforme interne et d’une meilleure prise en compte des employés et de leurs compétences.
Cette décision pourrait ralentir la mise en œuvre des projets agricoles et d’élevage, mettant en lumière les tensions persistantes entre le ministère et ses employés. Les observateurs appellent à une action rapide pour restaurer la confiance et éviter que ces dysfonctionnements n’affectent la production et l’organisation du secteur.
Irina Tsimijaly