La gendarmerie a annoncé hier l’arrestation d’un gardien suspecté d’avoir enlevé, agressé sexuellement et assassiné une fillette dans la commune d’Ambohimalaza.
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| Les pièces à conviction. |
Une fillette de moins de 13 ans a été agressée sexuellement et assassinée à Ambohimalaza le week-end dernier. Un crime qui a mis en émoi tout un village.
Samedi soir, l’enfant, envoyée par sa mère y chercher de l’eau, n’est pas rentrée chez elle. Vers 21h30, le chef de fokontany a donné l’alerte. Les gendarmes de la brigade territoriale, accompagnés des habitants, ont lancé des recherches dans le secteur d’Antetona.
L’avis de disparition transmis aux forces de l’ordre comportait une photo de la fillette. On y voit une enfant souriante, vêtue d’un haut rose décoré d’un petit chat et du mot « Cute », un jean et des sandales beiges. Ses cheveux sont attachés en deux couettes avec des élastiques verts. Ce portrait, capté dans un moment de calme, est devenu en quelques heures le symbole d’une monstruosité sans nom.
Dans le bassin
Les premières constatations ont révélé des indices. Près du puits où l’enfant devait remplir son bidon, ses affaires ont été retrouvées abandonnées. À proximité de la maison d’un gardien de 24 ans, les enquêteurs ont découvert sa culotte, un couteau taché de sang, une taie d’oreiller souillée et des traces de lutte. Ces éléments matériels ont orienté les soupçons vers cet homme, dont des habitants affirment qu’il avait déjà eu des comportements déplacés envers des enfants.
Le lendemain matin, les recherches se sont achevées dans l’horreur. Le corps de la fillette a été repêché dans le bassin d’Andranonandriana. L’examen médico‑légal a confirmé qu’elle avait été victime d’une agression sexuelle avant d’être tuée. Une blessure par arme blanche au cou a entraîné sa mort.
Le suspect a été interpellé et conduit à la gendarmerie. Une première photo le montre pieds nus, encadré par deux chefs armés, devant la brigade d’Ambohimalaza. Une seconde, prise en intérieur, le montre menotté, debout contre un mur, vêtu d’un sweat bleu, le visage fermé. Ces clichés, diffusés dans le cadre de l’enquête, montrent les étapes de sa mise en cause. Les preuves ont été saisies et l’enquête, désormais ouverte, est entre les mains de l’équipe judiciaire de la brigade. Dans le village, la consternation reste totale.
Gustave Mparany
