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| Des usagers doivent escalader des murs pour traverser le passage à Andrefan’Ambohijanahary. |
La fermeture récente d’un raccourci utilisé par les élèves et les travailleurs à Cité Gallois, reliant Andrefan’Ambohijanahary à Anosibe, provoque colère et frustration parmi les habitants et les usagers. Anciennement large et accessible, ce passage est désormais bloqué par un portail, obligeant les riverains à escalader les murs pour pouvoir traverser, une situation jugée dangereuse, surtout à la tombée de la nuit.
« Avant, on pouvait passer tranquillement à pied. Maintenant, il faut grimper par-dessus les murs, et c’est vraiment risqué, surtout pour les élèves qui vont à l’école le matin », témoigne Rija, étudiant. Pour Marie Angeline, vendeuse dans le quartier, « c’est très gênant pour nous qui travaillons tôt le matin. Ce passage était pratique pour rejoindre le marché rapidement. Maintenant, on perd beaucoup de temps et on doit faire un détour ».
Outre les difficultés de circulation, le passage sert souvent de WC public, ce qui accentue les mauvaises odeurs et rend le lieu peu sûr. Les riverains dénoncent également la présence de personnes mal intentionnées la nuit, qui profitent de l’étroitesse du passage pour commettre des vols.
Le chef du fokontany et plusieurs habitants confirment qu’aucune concertation n’a été menée avant l’installation du portail, et certains ont organisé une manifestation de protestation pour exprimer leur mécontentement.
Les habitants appellent les autorités à installer des toilettes publiques pour les personnes dans le besoin et à trouver des solutions pour sécuriser le passage tout en maintenant l’accès aux usagers réguliers. « Il ne s’agit pas de supprimer le passage, mais de le rendre sûr et utilisable par tous », insiste un riverain.
Mialisoa Ida
