Sur le départ, l’ambassadrice des États-Unis entame sa tournée d’adieu. Une fin de mission dans des circonstances particulières qui suscite des interrogations sur l’avenir des relations entre les deux pays.
![]() |
| L’ambassadrice Claire Pierangelo sortant du palais d’État d’Iavoloha, mardi. |
Et la suite ? Cette question revient avec insistance dans les discussions entre les observateurs de la vie politique depuis l’officialisation du départ de Claire Pierangelo, ambassadrice des États-Unis. Une question qui montre l’incertitude sur l’avenir des relations bilatérales entre Madagascar et les USA au regard de la conjoncture actuelle.
Sur le départ, la diplomate américaine a entamé sa tournée d’adieu chez le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, à Iavoloha, mardi. Elle quitte Madagascar après près de quatre ans de mandat comme chef de mission à l’ambassade d’Andranomena. Dans une brève déclaration à la presse à l’issue du rendez-vous, Claire Pierangelo a assuré que les États-Unis « continueront à être un partenaire de Madagascar. Nous continuerons notre coopération avec Madagascar ».
Toutefois, Claire Pierangelo quitte la Grande Île dans une circonstance particulière. Selon les informations, sa mission devait se terminer en milieu de l’année dernière. Mais il y aurait eu une prolongation tacite. Par ailleurs, celui à Madagascar est son dernier poste. Elle prendra ensuite sa retraite. Certes, mais elle fait aussi partie des trente ambassadeurs, dont quinze en Afrique, ayant fait l’objet d’un rappel par Washington. Une procédure significative en diplomatie.
Contrepartie
Selon les médias internationaux, Donald Trump, président des États-Unis, souhaite nommer des ambassadeurs qu’il estime plus alignés à sa politique « America First ». Un diplomate contacté relativise la situation en expliquant que « c’est une procédure normale. Il va choisir les ambassadeurs qui lui conviennent ». Cependant, jusqu’ici, aucun processus de nomination d’un nouvel ambassadeur américain pour Madagascar n’est en cours à Washington. Ce que confirme une source avisée.
Comme il le démontre à chacune de ses sorties médiatiques, Donald Trump privilégie la diplomatie du portefeuille et de la contrepartie, avec une approche directe, voire agressive et imprévisible. Outre vouloir nommer des diplomates qui défendent sa politique, le rappel des ambassadeurs, dont celui à Madagascar, pourrait aussi être un avertissement. Dans les relations entre Madagascar et les États-Unis, le projet minier Vara Mada, anciennement Base Toliara, est le principal sujet brûlant.
Vara Mada est le plus important investissement privé américain dans la Grande Île. Il fait pourtant face à une vive contestation de la part de la population locale. Dernièrement, des émissaires de Donald Trump sont venus à Madagascar pour proposer que le pays accueille des migrants expulsés des USA en échange d’aides financières. L’éventualité que l’administration Trump conditionne « la normalisation » des relations diplomatiques avec Madagascar, en nommant un ambassadeur, par une ou quelques contreparties est alors à prendre en compte.
Garry Fabrice Ranaivoson

A présent, faudra choisir: ou la BRICS (Russie, Chine, ...) ou l'Occident (France, USA, Europe, ...).. Mais surtout faudra bien choisir (démocratie ou ????).
RépondreSupprimer