La diaspora malagasy est estimée à près de 300 000 personnes à travers le monde, avec une forte concentration en France, au Canada et aux Comores. Considérée comme un véritable levier de développement, elle contribue déjà de manière significative à l’économie nationale, notamment à travers les transferts de fonds, mais aussi par l’apport de compétences, de savoir-faire et d’expertises susceptibles de bénéficier durablement au pays. C’est ce qu’a souligné Jessie Razafison, directrice de la diaspora et des questions migratoires au sein du ministère des Affaires étrangères, à l’occasion d’un atelier organisé hier au Motel Anosy, dans le cadre du projet Connect Diaspora.
Cette rencontre a réuni des représentants de la diaspora malgache en France ainsi que des autorités locales. Elle avait pour objectif de fluidifier les relations entre les différentes parties prenantes, de mieux cerner les besoins respectifs et de poser les bases d’une collaboration plus efficace au service du développement local.
Le projet Connect Diaspora vise à renforcer les liens et le dialogue entre les Malgaches vivant à l’étranger et les communautés locales, qu’il s’agisse du secteur public, du secteur privé ou de la société civile. L’initiative ambitionne de mettre en place des mécanismes durables et structurants afin de favoriser l’implication effective de la diaspora dans le processus de développement de Madagascar.
Ciblant en priorité la diaspora établie en France, le projet est mis en œuvre en étroite collaboration avec les acteurs locaux à Madagascar. « Cela fait également partie de la politique du ministère d’encourager la diaspora à s’impliquer dans le développement de Madagascar », a ajouté Jessie Razafison.
La mise en œuvre du projet repose sur un partenariat entre le FORIM, FACT Madagascar et le ministère des Affaires étrangères, avec l’appui financier de l’Union européenne.
Mialisoa Ida