Le colonel Michaël Randrianirina a dissous le gouvernement. Selon un communiqué de la Présidence, il procédera à la nomination d’un nouveau Premier ministre, suivant les prescrits constitutionnels, sous peu.
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| Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, lors de ses premiers pas au palais d’État de Mahazoarivo, le 21 octobre 2025. |
La surprise du Chef. Bien que le sujet se chuchote depuis quelques semaines dans les chaumières politiques, personne n’a vu venir l’information publiée par la présidence de la Refondation de la République, hier en début de soirée. Via un communiqué de presse, elle annonce que le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, a mis fin à la mission du gouvernement.
La missive rapporte également que le locataire d’Iavoloha procédera à la nomination d’un nouveau Premier ministre, «suivant les prescrits constitutionnels», d’ici peu, et ajoute qu’en attendant la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale, les secrétaires généraux des ministères seront chargés des affaires courantes. Cette annonce a pris de court l’opinion publique et probablement les membres du gouvernement eux-mêmes, ou du moins la plupart d’entre eux.
Samedi, le colonel Randrianirina, accompagné de Herintsalama Rajaonarivelo, désormais ancien Premier ministre, et plusieurs ministres sortants, étaient à Toamasina pour faire un état des lieux de la réponse post-cyclonique. Dimanche soir, les membres de l’équipe gouvernementale recevaient encore un message du secrétaire général du gouvernement, pour leur faire part de la tenue d’un Conseil du gouvernement au palais d’État de Mahazoarivo, hier après-midi.
Durant la matinée, le chef du gouvernement assistait à un événement pour marquer la Journée internationale des droits des femmes, à la Primature. En milieu de journée, les ministres ont été informés que, finalement, le Conseil du gouvernement était annulé. Il est probable que Herintsalama Rajaonarivelo ait été informée de la décision présidentielle qui allait être rendue publique en début de soirée.
Faute grave ou défaillance manifeste
Cependant, la déclaration des organisations dénommées Gen Y et Z «officielles», samedi, a mis la puce à l’oreille des observateurs avisés sur ce qui pouvait se tramer. Pointant du doigt la défaillance du Premier ministre en tant que chef de l’administration et de certains ministres, elles ont appelé à sa démission dans les 72 heures. Plusieurs s’interrogent sur le poids politique de ces organisations et leur crédibilité.
Par ailleurs, le fait que la Gen Y et Z aient eu à leur disposition la salle de conférence du stade Barea, pour décocher cette attaque frontale contre le désormais ancien locataire de Mahazoarivo, amenait à penser qu’il y a anguille sous roche. L’enchaînement des événements tend à confirmer les doutes de certains observateurs. Quoi qu’il en soit, le couperet est tombé.
Selon l’alinéa 1er de l’article 54 de la Constitution, le Président de la République, en l’occurrence actuellement le Chef de l’État, «nomme le Premier ministre, présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale». Bien qu’en dehors de la session parlementaire, la majorité à la Chambre basse devrait alors être mise à contribution pour «présenter» le nom du remplaçant de Herintsalama Rajaonarivelo. Une source avisée indique que des «chasseurs de tête politique» s’activent depuis quelques jours afin de trouver le futur chef du gouvernement.
En attendant, une partie de l’opinion publique s’interroge sur les raisons de la dissolution du gouvernement. Une décision qui passe par le limogeage du locataire de Mahazoarivo. L’alinéa 2 de l’article 54 de la Loi fondamentale dispose que le Chef de l’État «met fin aux fonctions du Premier ministre, soit sur la présentation par celui-ci de la démission du gouvernement, soit en cas de faute grave ou de défaillance manifeste».
Son incapacité supposée à assurer son rôle de chef de l’administration, comme l’affirment la Gen Y et la Gen Z «officielles», serait-elle assimilable aux motifs de limogeage prévus par la Constitution ? Sur le plan politique, Herintsalama Rajaonarivelo a été contestée dès sa nomination, le 20 octobre 2025, par ceux qui se revendiquent avoir été le cœur battant des manifestations de septembre et octobre. Issu du secteur privé, il a tenu un peu plus de quatre mois à la Primature. Soit le double des deux mois de mise à l’épreuve impartis par le colonel Randrianirina.
Garry Fabrice Ranaivoson

Quoi que l'on dise c'est un séisme politique majeur créant une onde de choc dans l'opinion . Les bisbilles et les intrigues politiciennes ont eu raison de la peau du premier ministre et sont entrain de saper l'élan du renouveau promis au peuple Malgache . C'est un jeu malsain pour la lutte du pouvoir . Herintsalama Rajaonarivelo semble gêner les ambitions présidentielles en sourdine de l'homme fort de la junte aux commandes du pays . On se mémorise bien des propos qu'il a déclarés urbi et orbi sur sa fermeté de tenir l'engagement de la durée 24 mois maximum de la transition et que ce beau monde devrait partir une fois un président de la république est élu démocratiquement .C'est une phrase lourde de sens à l'adresse de celui qui tentera de confisquer le pouvoir .Leur mission est uniquement de redresser l'économie et de concrétiser les aspirations populaire sans accrocs .La GEN Z se trompe de combat et plus précisément d'adversaire car les forongony ne leur feront pas de cadeau avec leur capacité de nuisance intacte . Le plus sidérant c'est la récupération politique par des politicards de leur mouvement légitime au début de la lutte pour dégager le tyran président Français de Madagascar .. Par leur inconscience politique ils vont plus diviser que rassembler les Malgaches . Cette décision de limoger d'une manière expéditive tout l'appareil décisionnel de l'état semble rejoindre les méthodes staliniennes inspirées peut être d'un récent voyage et s'apparente comme une fuite en avant irresponsable ! Les chancelleries étrangères vont être certainement désabusées et seront dans l'incompréhension totale face au risque de mettre en "parenthèse" les accords signés rendant dilatoire la réalisation de grands projets de développement surtout pour l'indépendance énergétique pour ne citer que Volobe et Sahofika alors q'un blanc-seing a été accordé à l'équipe sortante ! A partir de maintenant la vigilance citoyenne sera de mise vis à vis de la conduite des affaires de l'état car les requins rodent !
RépondreSupprimerTiens tiens, Robespierre se réveille et découvre que tout n'est pas / ne sera pas rose avec des militaires au pouvoir. Effectivement, les Russes ne seront à présent jamais loin. Dans qqs temps on pourra comparer: la démocratie d'avant et la démocratie d'après. En tout cas, ce n'est pas en faisant une fixette psychosomatique (caca nerveux) sur l'ancien président que les choses s'arrangeront dans notre pays. Ils avaient dit 24 mois ... Et Robespierre y croyait dur comme fer ! Une refondation qui fond au soleil (cyclonique), ce ne sera pas la première fois. Aller , on y croit .... chouia chouia !!!
RépondreSupprimerLe bâtard délire une fois de plus tout en défendant son gourou avec la merde plein la gueule avec ce déluge de drones à Dubaî ! Casse-toi pauvre Con ...
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