La dégradation de la chaussée fragilise l’économie de Nosy Be L’état de la route reliant Ambalavelona, sur la route nationale 6 (RN6), au port d’Ankify suscite une vive préoccupation.
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| Une chaussée criblée de nids-de-poule. |
De plus en plus dégradé, cet axe stratégique de 28 kilomètres est au bord de l’asphyxie et menace de compliquer davantage le transport des marchandises et de peser sur les coûts logistiques.
Sur cet axe essentiel à la desserte de Nosy Be, le revêtement bitumé se désagrège progressivement, laissant place à des portions de chaussée défoncées et à d’immenses nids-de-poule, sans parler du goudron éventré. Par endroits, l’état de la route est tel qu’il évoque davantage une piste secondaire qu’un axe assurant une fonction aussi stratégique. Camions d’approvisionnement, transporteurs, voyageurs et producteurs de cacao en subissent les conséquences. Chaque kilomètre parcouru devient une épreuve pour eux. Au-delà du calvaire des usagers, c’est toute l’économie de Nosy Be qui se retrouve fragilisée.
Le contraste est d’autant plus frappant que la RN6, qui traverse la ville d’Ambanja, a été aménagée, améliorant sensiblement les conditions de circulation. Mais dès le carrefour d’Ambalavelona en direction d’Ankify, le décor change radicalement. Les difficultés de circulation s’accumulent sur cette liaison stratégique à l’abandon, pourtant indispensable au fonctionnement de l’économie de Nosy Be et de ses environs. Cette dégradation, qui s’accentue de jour en jour, est d’autant plus préoccupante que cette route n’a rien d’un simple axe secondaire. Les trous béants se multiplient et la chaussée se transforme progressivement en un parcours d’obstacles.
Des transporteurs étranglés
Pour les transporteurs, chaque trajet devient une épreuve coûteuse, car les pannes se multiplient et les dépenses en pièces de rechange absorbent une part importante des recettes. À force de réparer, les professionnels voient leur rentabilité s’effriter, tandis que les risques d’immobilisation des véhicules augmentent. Les passagers des taxis-brousse paient également le prix de cette dégradation. Secousses à répétition provoquées par les irrégularités de la chaussée, trajets pénibles et nuages de poussière omniprésents rythment désormais les déplacements.
À ces désagréments s’ajoutent les majorations tarifaires pratiquées par certains transporteurs, qui alourdissent encore la facture des voyageurs. Les poids lourds en première ligne Le trafic intense contribue également à accentuer la détérioration de cet axe. Les camions acheminant les marchandises vers le port d’Ankify, indispensables à l’approvisionnement de Nosy Be, sollicitent fortement une chaussée déjà fragilisée. À ce trafic s’ajoutent les nombreux tracteurs utilisés par les producteurs de cacao de la commune d’Ambalavelona.
Durant la saison des pluies, ces engins deviennent particulièrement indispensables au transport des personnes et des marchandises, lorsque les conditions de circulation se compliquent davantage.
Entre les besoins économiques, l’intensité du trafic et la dégradation avancée de la chaussée, la situation devient de plus en plus préoccupante. Sans intervention adaptée, les difficultés de circulation risquent de s’aggraver encore, surtout pendant la saison des pluies.
« Lorsque cette route constituant une porte d’accès essentielle à Nosy Be se détériore, c’est toute la chaîne logistique qui se retrouve sous pression. Les surcoûts supportés par les transporteurs peuvent, à terme, se répercuter sur les prix et peser sur les activités économiques », affirme Velomanana, un planteur de cacao à Ambalavelona.
Raheriniaina
