TSINJOHASINA RABEHARISOA, PRÈSIDENT DE LÍUNION DU BILLARD MALAGASY - « Nous nous focaliserons sur la vulgarisation dans les régions »

Le président de l’Union du billard malagasy (UBM), Tsinjohasina Rabeharisoa, alias « Tesy », dévoile l’historique et les priorités de l’association qui a vu le jour l’an passé.


Qu’est-ce qui vous a poussé à créer cette association nationale ?

Nous avons créé l’UBM le 2 août 2025. Nous avions pu former un bureau grâce à une assemblée générale élective. Nous nous étions inspirés de la bonne organisation des fédérations d’autres pays aux championnats du monde à Malte. Nous étions impressionnés par leur professionnalisme. Je me suis posé la question : « Qui allons-nous attendre pour prendre en main la promotion de la discipline?» Et j’ai décidé de prendre la responsabilité. Madagascar compte actuellement soixante-dix-huit licenciés dans toute l’île, évoluant dans quatorze clubs.

Quels sont vos principaux objectifs ?

L’une de nos principales priorités pour développer et promouvoir la discipline à Madagascar est de créer et de multiplier les clubs ainsi que le nombre de joueurs licenciés, notamment dans les régions. Nous les incitons à participer aux différentes étapes du championnat national. Sur le plan international, la fédération internationale (IBF) organise tous les 2 ans le championnat continental et le championnat d’Afrique se tiendra en 2027. Nous allons nous préparer sans attendre. Et nous sollicitons dès maintenant les soutiens de toute part afin de mener à bien ce projet.

Quelles étaient vos activités après 1 an d’existence ?

Nous avions peu de temps après la création de l’UBM pour lancer, le 7 novembre, le championnat national pour la saison 2025-2026. Le sommet se jouait sur douze étapes. C’est très important d’inciter les joueurs à intégrer des structures dans un cadre légal comme font toutes les autres disciplines sportives. Le championnat national a surtout servi de sélection des joueurs qui pourraient défendre les couleurs nationales aux championnats du monde IBF à Cape Town, du 24 octobre au 1er novembre.

Donnez-nous une idée du matériel indispensable ainsi que de leur prix.

Une queue de billard coûte entre 150 000 et 4 millions d’ariary pour les bonnes marques. Le prix d’un carré de craie varie entre 10 000 et 100 000 ariary selon sa qualité. Et une table coûte à partir de 6 millions d’ariary, dont des produits locaux à 25 millions d’ariary pour celles de bonne marque. L’heure de location d’une table coûte entre 5 000 et 15 000 ariary. Et parmi les autres équipements, la tenue qui est exigeante, ou aussi les accessoires comme les gants qui ne sont pas obligatoires.

Serge Rasanda

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne