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| Nono retrouve son public à Havoria Anosy pour un deuxième concert à guichets fermés. |
Le pari est réussi. Après avoir rempli le CCESCA Antanimena le 7 septembre, pour son retour sur scène après près de dix ans d’absence, Nono a renouvelé l’expérience vendredi à Havoria Anosy, où la salle affichait une nouvelle fois complet. Plusieurs « tontons» et « tantines » ont répondu présent pour retrouver l’univers musical de l’artiste et ses titres qui ont marqué plusieurs générations.
La voix de Nono n’a visiblement rien perdu de sa force. Entre nostalgie, poésie et proximité avec le public, le chanteur a livré un répertoire riche, porté par une réelle complicité avec les spectateurs. Josephine, une dame présente dans la salle, témoigne de cette fidélité : « Je suis fan de Nono depuis mon adolescence. Je n’ai pas pu venir lors de son premier concert au CCESCA, donc c’est une grande opportunité pour ce second concert. Je retrouve ses titres phares qui ont marqué ma jeunesse. »
La soirée a revisité plusieurs morceaux emblématiques, parmi lesquels « Ilay Masoandro », « Mandodona», « Miakamidina », « Ankizy Milalao », « Hendre tsara », « Foana », dont la musique est signée Nono sur un texte de Rado, ainsi que « Folo Taona », « Hoy Ianao», « Ento Aty », « Kabary », « Hira Iray » et « Efa Ela ». Sur ce dernier titre, l’artiste a lancé : « Voilà bien des années que j’ai attendu ce moment avec vous ».
Nostalgie et retrouvailles
Le public a également retrouvé « Bedy foana », repris en bis, « Tonga Lafatra», « Eto Anatrehan’Andriamanitra », ainsi qu’une version jazzy de « Ny Alaheko anao ».
Pour accompagner ces retrouvailles, Nono s’est entouré de musiciens qu’il présente comme des amis formidables : Josia à la basse, Matthieu à la guitare, Baliaka à la batterie, Rado aux claviers et Clark, clavier doux, ainsi que les choristes Elvina et Tiana, accompagnés d’un troisième choriste. Leur présence a contribué à donner corps à ce concert de retrouvailles.
Nono a également évoqué les circonstances de ce retour. Après son dernier concert à l’ESCA, avant de quitter les lieux, celui-ci aurait été marqué par le départ de son frère. De retour à Madagascar, initialement pour un séjour, l’idée d’un concert a finalement pris forme.
Fort de ces deux rendez-vous à guichets fermés, Nono envisage déjà une nouvelle rencontre avec son public au Palais des Sports l’année prochaine. Interrogé sur cette perspective, l’artiste reste prudent : « On verra ce que nous réserve l’avenir ».
Cassie Ramiandrasoa
