À Nosy Be, le don d’une veuve transforme un héritage familial en héritage collectif. Une nouvelle école de six salles de classe vient d’être inaugurée dans le village enclavé d’Antsatrabevoa.
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| Le chef de région, entouré de Roberto Ricci et de la veuve Rosaria, a coupé le ruban. |
L’éducation gagne du terrain dans les zones les plus reculées de Nosy Be. L’association italienne IAM « I Aid Madagascar » poursuit son combat pour l’accès à l’éducation dans les zones les plus enclavées de l’île. Elle a inauguré samedi sa 21e école à Nosy Be.
Implantée dans le fokontany enclavé d’Antsatrabevoa, dans l’arrondissement de Befotaka, la nouvelle infrastructure entend offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux enfants d’une localité longtemps confrontée à l’isolement et au manque d’équipements scolaires. La scène avait une forte portée symbolique. Dans ce village reculé, où l’accès aux infrastructures scolaires reste difficile, enfants, parents, enseignants et responsables locaux se sont réunis pour inaugurer une nouvelle école.
Le choix d’Antsatrabevoa n’est pas anodin pour cette association dirigée par Roberto Ricci, qui poursuit sans relâche ses actions en faveur de l’éducation à Nosy Be. L’isolement géographique du village constituait cependant un obstacle supplémentaire. L’état difficile des voies d’accès rendait particulièrement complexe l’acheminement des matériels et la préparation du terrain. « Le transport se faisait seulement par camion et boutre», affirme le président de l’IAM.
Pour surmonter cette difficulté, l’association a bénéficié de l’appui de la région Diana, qui a mis des engins à sa disposition afin de réaliser les travaux de terrassement nécessaires, aussi bien sur la voie d’accès que sur le site destiné à accueillir l’établissement scolaire.
Histoire personnelle
Un appui qui explique la présence du chef de région, le général Louis Francio Marovavy, à la cérémonie. Ce dernier a également appelé les parents à prendre pleinement conscience de la valeur de cette nouvelle infrastructure et à faire de la scolarisation de leurs enfants une priorité.
L’inauguration de cette nouvelle école a pris une dimension particulière. Derrière les murs de cet établissement se trouve une histoire personnelle devenue une histoire collective. Après le décès de son époux, la veuve, Rosaria Santagata, a vendu une partie de ses biens et décidé d’en affecter une part au financement de la construction d’une école dans cette localité reculée. Un geste généreux de solidarité qui dépasse largement le cadre familial pour bénéficier à toute une communauté. Plus qu’un simple financement destiné à construire des salles de classe, ce don constitue un investissement dans l’avenir de plusieurs générations d’enfants. Ce qui aurait pu rester un héritage familial est ainsi devenu un héritage pour toute une communauté.
Le nouvel établissement moderne se compose de deux bâtiments totalisant six salles de classe. Le premier bâtiment, d’une superficie de 24 sur 10 mètres, comprend quatre salles et a été financé grâce au don d’une veuve, Rosaria Santagata. Le second, d’une dimension de 12 à 10 mètres, comprend deux salles et a été offert par l’association Assosoftware, dirigée par son président Roberto Bellini. Ces derniers ont fait un déplacement à Madagascar pour assister à la cérémonie inaugurale. Au total, la réalisation des deux bâtiments représente un investissement de 200 millions d’ariary.
Avant cette réalisation, les enfants du village devaient parfois parcourir de longues distances pour rejoindre leur établissement scolaire. Le fokontany ne disposait que d’une école privée construite essentiellement avec des matériaux locaux, notamment des feuilles de « satrana ». Une situation qui pèse particulièrement sur les plus jeunes et peut contribuer à l’absentéisme ou à l’abandon scolaire.
Au-delà de la cérémonie officielle, l’inauguration de cette école véhicule un message fort : le plus bel héritage n’est pas forcément celui que l’on conserve, mais celui que l’on transmet.
Raheriniaina

Louable de cette Madame, mais encore une fois: ce l'Etat malgache qui a failli, et dans toute Madagascar. Contruire une école (sans access à l'eau et electricité) semble vraiement dépasser l'hauteur de certains responsables politiques.
RépondreSupprimerPrenez enfin votre responsablité, Mesdames et Messieurs, l'éductation est le pilier de votre civilisation. Si vous ne commencez pas par la, vous restez betes.