L’EXPRESS WEEKEND - Les Tananariviens naviguent entre bouchons et zones rouges

Ce week-end, les citadins désireux de s’accorder une sortie devront, comme à l’accoutumée, composer avec de sérieux embouteillages et une insécurité persistante.

Embouteillage à Anosizato, à la sortie de la ville sur la RN1.

Dès le vendredi soir, les grandes artères du centre-ville sont saturées par un flot d’automobilistes, principalement des travailleurs qui se rendent à un afterwork dans les quartiers animés tels qu’Antaninarenina, Behoririka, Analakely, Anosy ou encore les 67 Ha. Ce samedi, la circulation s’annonce au point mort aux sorties de la capitale, particulièrement du côté d’Anosizato. « La voie y est étroite alors que l’affluence des véhicules y est extrêmement dense. Beaucoup rejoignent leur résidence secondaire en périphérie pour le week-end, tandis que d’autres partent s’aérer dans des lieux comme Ampefy », explique une source policière. Ampefy demeure la destination d’évasion privilégiée des Tananariviens, séduits par sa proximité, le bon état de la route et la quiétude des lieux.

D’autres automobilistes privilégient les centres de détente bordant la RN3, la RN4, la RN7 et la RN2. 

« La circulation y est toutefois moins dense que sur la RN1, car ces axes offrent davantage d’itinéraires alternatifs », explique un responsable de la circulation. Parmi ces échappatoires, on note la Rocade pour la RN2, les routes de Tsarasaotra et d’Ambohitrimanjaka pour la RN4, le Bypass pour la RN7, ainsi que la route de Tsarasaotra qui assure la jonction avec la RN3, complétée par la voie rapide menant à Ambohimanga.

L’ombre de l’insécurité

Dans le centre-ville, les quartiers de Behoririka, Analakely, Andravoahangy et Ambodin’Isotry risquent eux aussi d’être noirs de monde ce samedi, attirant de nombreux habitants venus faire des emplettes. Pour ceux qui ne peuvent pas quitter la ville, le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza reste une destination très prisée.

Ces fortes affluences riment malheureusement avec délinquance. Selon les constats, les altercations, les vols à la tire, les actes de banditisme et les agressions mortelles augmentent nettement lors de ces grands rassemblements, en particulier à la tombée de la nuit. « Il existe de véritables zones rouges. On peut citer le «couloir de la mort» au Malacam ou «l’Aigle noir» aux 67 Ha. Chaque quartier a son propre point chaud », prévient une source locale.

Face aux embouteillages inévitables aux sorties de la ville, « il est vivement conseillé aux usagers prévoyant de partir en week-end de prendre la route très tôt », recommande la police nationale. Les forces de l’ordre conseillent également aux personnes qui sortent nocturnes de garder sur elles le numéro d’urgence de la police, d’éviter les zones à risques, de ne pas se déplacer seules et de privilégier les secteurs sécurisés.

VIE SOCIALE - Les familles adaptent leurs sorties 

Un parc offrant des loisirs à ses visiteurs.

Le week-end reste un moment privilégié pour se retrouver en famille. Le samedi et le dimanche, les parents profitent de ces journées pour passer du temps avec leurs enfants. Pour certains, une sortie permet de changer d’air. Pour d’autres, les contraintes budgétaires conduisent à privilégier les activités à domicile.

Chez Mme Mirana, mère de famille, les week-ends se passent dans la simplicité. Pendant que son mari se rend au match, elle reste à la maison avec les enfants. Télévision, jeux et repas en famille rythment ainsi leurs journées. « Le week-end, nous restons souvent à la maison. Mon mari va au match tandis que nous restons avec les enfants devant la télévision. Le soir, nous nous retrouvons tous pour manger », raconte-t-elle.

Pour les familles nombreuses, une sortie peut rapidement représenter une dépense importante. Le transport, les repas et les différentes activités font vite grimper la facture. Une famille interrogée estime ainsi dépenser environ 230 000 ariary par week-end pour aller au restaurant, emmener les enfants jouer ou organiser une sortie.

Pour les ménages aux revenus plus modestes, rester à la maison permet de limiter les dépenses tout en préservant le temps passé en famille. Les jeux de cartes, la télévision ou une partie de ballon deviennent alors des alternatives aux sorties payantes. D’un foyer à l’autre, le week-end ne se ressemble donc pas. Les activités dépendent largement du budget disponible. Le repas du dimanche reste toutefois un rendez-vous pour se retrouver, même lorsque les loisirs sont réduits au minimum.

AGENDA CULTUREL - Joely relève le défi du Palais des Sports

Joely un des grands événements du weekend.

Après plusieurs mois consacrés à l’écriture, Joely s’apprête à franchir une nouvelle étape avec Marina Mafy, son nouveau spectacle de stand-up. L’humoriste investira pour la première fois en solo la scène du Palais des Sports, dimanche 13 septembre à partir de 15 heures. Une représentation qui constitue à la fois un défi artistique et un rendez-vous important pour celui qui souhaite donner davantage de place à l’humour dans le paysage artistique malgache.

Organisé par Ivenco, Marina Mafy est le résultat d’environ six mois de travail d’écriture. Le script continue d’ailleurs à évoluer, Joely apportant encore certaines modifications à son spectacle. Il souhaite proposer une représentation pouvant aller jusqu’à trois heures sans interruption.

Sur scène, l’humoriste interprétera principalement son propre personnage, tout en faisant quelques références à des personnages qu’il a déjà incarnés sur les réseaux sociaux. Le spectacle s’appuie notamment sur les souvenirs et les expériences liés à l’enfance, qui occupe une place centrale dans le concept de Marina Mafy.

La photographie de Joely enfant utilisée sur l’affiche n’est ainsi pas anodine. Elle fait directement écho au contenu du spectacle. « Cet enfant sur l’affiche a réellement un lien avec le spectacle. C’est lui qui monte au Palais des Sports », explique l’humoriste. À travers cette représentation, il reviendra notamment sur son enfance, sur différentes expériences qui ont marqué sa vie, mais également sur des souvenirs et des situations pouvant faire écho à l’enfance de nombreux Malgaches.

RUN - TROISIÈME MANCHE - La course au titre reste ouverte

Jay Taxx Rasolojaona sur BMW E30, vainqueur  de la manche inaugurale, sera en lice dimanche.

Un des plus grands événements sportifs du week-end dans la capitale. Les passionnés du sport automobile et de la vitesse seront gâtés. La troisième manche du championnat de Madagascar des runs sur 400 m, baptisée « 261 Back to Speed », aura lieu dimanche à la base aéronavale 213 d’Arivonimamo. La course au titre reste ouverte à mi-parcours. 

Les deux pilotes favoris de la discipline vont tous prendre le départ. La victoire de la deuxième manche, « The King of Mada Fosa Energy », au mois de juillet, a été remportée par le pilote du Run Mada, Nouroudine Mamodaly, qui conduit une Audi TT. Le champion de Madagascar en titre, après un parcours sans faute de quatre victoires en autant de manches, avait également signé un nouveau record en réalisant un scratch de 9 030. Nouroudine s’était imposé en duel final de la Super Finale face à un autre pilote du Run Mada, le vainqueur de la première manche, Tahiana Rasolojaona, alias « Jay Taxx », au volant d’une BMW E30 Fosa Energy. 

Trente et un pilotes sont engagés pour disputer la manche du dimanche, organisée par le club Madagascar Sport Automobile (MSA). Seize concurrents sont de leur côté inscrits dans la catégorie Open. Deux autres manches nationales, qui seront de plus en plus décisives, figurent encore dans le calendrier du championnat de Madagascar des runs cette saison.

Miangaly Ralitera, Fanilo Mampianintsoa, Cassie Ramiandrasoa, Serge Rasanda, 

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