Le groupement politique Irmar se dit prêt au dialogue, mais réclame d’abord un climat d’apaisement. Il demande l’application des recommandations de la SADC, de l’Union africaine et des Nations unies.
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| Des membres de l’Irmar à Iavoloha, mercredi. |
L’apaisement doit précéder le dialogue». C’est ce que souligne le groupement politique « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (Irmar), dans un communiqué faisant suite à sa participation à la consultation politique initiée par le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État.
L’ancienne formation politique au pouvoir a dépêché ses représentants à Iavoloha, mercredi, pour prendre part aux consultations sur la gouvernance électorale. Dans sa missive, elle se projette toutefois sur un « dialogue politique de sortie de crise ». Un processus qui, selon elle, ne pourra se faire que dans un climat apaisé. À lire son communiqué, cela passe par la mise en œuvre des recommandations des organisations internationales.
L’Irmar rappelle ainsi qu’à l’issue de son Sommet extraordinaire sur le dossier Madagascar, le 29 juin, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) « a demandé la libération des prisonniers politiques, la fin des arrestations arbitraires des dirigeants de l’opposition et des membres de la génération Z ainsi que le retour au pays des exilés politiques ».
Restaurer la confiance
Les Oranges soutiennent donc que ces recommandations « constituent le socle indispensable d’un processus d’apaisement et de dialogue politique ». Dans cette optique de mise en place d’un climat d’apaisement, ils réclament entre autres « la libération sans condition des détenus politiques et la cessation des arrestations arbitraires et des poursuites à caractère politique, la fin des persécutions politiques visant les personnalités de l’ancien régime et plus largement, tout acteur politique ou citoyen poursuivi pour des motifs liés à ses opinions ou ses engagements politiques ».
L’Irmar insiste aussi sur le retour au pays « des exilés politiques », et demande « des garanties effectives des libertés publiques, des droits fondamentaux et de l’exercice libre des activités politiques ». Les Oranges avancent alors que, pour eux, la mise en œuvre des recommandations internationales « constitue le premier palier indispensable vers la restauration de la confiance et la construction d’un consensus ».
L’ancienne formation politique au pouvoir affirme néanmoins être prête au dialogue. Elle fait également part de son attachement à un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Toutefois, les Oranges soutiennent : « mais nous sommes également fermes que l’apaisement doit précéder le dialogue. Les engagements internationaux doivent être respectés ».
Garry Fabrice Ranaivoson

Les " orange " n'ont aucune honte à mentir ! La SADEC a changé de discours dans les résolutions du dernier sommet !
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