Les produits issus des filières locales trouvent progressivement leur place sur les étals et dans les circuits commerciaux européens. L’initiative est soutenue par l’Allemagne depuis 2023.
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| Les conteneurs illustrent l’acheminement des produits vers les marchés européens, soutenant ainsi le développement des exportations et l’ouverture de nouveaux débouchés commerciaux. |
Pour Oliver Knoerich, ambassadeur d’Allemagne à Antananarivo, l’enjeu ne se limite pas à trouver des acheteurs. Il s’agit surtout de préparer les entreprises à répondre aux exigences du marché européen. L’initiative identifie ainsi des exportateurs locaux et les accompagne sur des questions aussi importantes que la qualité, les normes ou encore les conditions d’accès au marché. Une approche qui permet aux entreprises de mieux se positionner et de construire des relations commerciales dans la durée. En trois ans, le dispositif a contribué à générer 22,6 millions d’euros d’exportations, soit plus de 112 milliards d’ariary, donnant ainsi une nouvelle dimension aux échanges commerciaux.
Cette ouverture concerne plusieurs produits qui font déjà partie du potentiel d’exportation. Huiles essentielles, vanille, plantes aromatiques, épices, cacao et produits dérivés figurent parmi les marchandises concernées. À cela s’ajoutent les fruits secs, les alternatives à la farine sans gluten et le moringa. Derrière cette diversité se trouvent surtout des producteurs et des entreprises qui cherchent à donner davantage de valeur à leurs activités.
Effets
Les chiffres témoignent de cette progression. Soixante-neuf contrats ont été conclus pour huit entreprises dans le cadre du programme. Neuf entreprises partenaires ont contribué au volume de 22,6 millions d’euros d’exportations vers l’Europe. De leur côté, les huit entreprises participantes ont réalisé 2,9 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à de nouveaux partenaires commerciaux.
Les Pays-Bas constituent le principal débouché, avec plus d’un million d’euros d’échanges. La France suit avec plus de 500 000 euros, devant la Suisse avec plus de 400 000 euros.
L’Allemagne représente plus de 300 000 euros, tandis que l’Italie dépasse les 200 000 euros.
Au-delà des montants, cette dynamique peut avoir des effets sur toute la chaîne de production. L’accès à de nouveaux clients pousse les entreprises à améliorer leurs produits, leurs pratiques et leur capacité à répondre aux standards internationaux. Pour 2026-2027, l’accompagnement devrait notamment s’étendre davantage aux cosmétiques, avec l’arrivée prévue de trois à cinq nouvelles entreprises. Une perspective qui pourrait encore élargir les débouchés et renforcer les activités autour des filières locales.
Lucia Rabarijaona
