Le tri des déchets gagne du terrain auprès des ménages. À Ambohitrakely comme à Ampefiloha, ils sont de plus en plus nombreux à adopter cette pratique. « Alors qu’au départ, le taux de participation au tri des déchets ne s’élevait qu’à 30 %, il atteint désormais 70 % à 75 % », indique Tojo Andritiana Rafidimanantsoa, directeur général de l’Assainissement et de l’Hygiène auprès du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, vendredi, lors d’un atelier consacré au projet Gestion des déchets solides pour une ville propre à Antananarivo (Gesda), tenu au Motel Anosy.
Ce tri consiste notamment à séparer les déchets plastiques des déchets biodégradables. Ces derniers peuvent être transformés en compost ou en engrais, utilisables dans l’agriculture ou pour d’autres besoins. Les déchets plastiques et d’autres matériaux peuvent également faire l’objet de différentes formes de valorisation. « Le plastique peut être incorporé au bitume pour le revêtement routier ou servir à la fabrication de pavés autobloquants. Il constitue également une ressource recyclable permettant de créer de nouveaux matériaux à valeur ajoutée. Le projet Gesda a déjà commencé à tester certaines de ces initiatives », poursuit Tojo Andritiana Rafidimanantsoa.
Le projet est financé par le gouvernement japonais, par l’intermédiaire de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Il est mis en œuvre en collaboration avec le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) et la Société municipale d’assainissement (SMA).
Miangaly Ralitera