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| Des marchands de rue devant le Havoria à Anosy. |
Les marchands ambulants installés à Anosy sont sommés de libérer les trottoirs. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) leur a lancé un ultimatum de 48 heures pour évacuer les lieux, selon les déclarations faites hier par le directeur des Marchés, Gilles Randrianantoandro, à l’issue d’une intervention devant le bâtiment Havoria. « Il s’agissait initialement d’un jardin. À force d’être piétiné par les commerçants, cet espace vert a complètement disparu », déplore le responsable.
La municipalité appelle chacun à se conformer aux règlements des marchés et précise qu’aucun commerce n’est autorisé en dehors des zones dédiées. Pourtant, hier après-midi, les vendeurs occupaient toujours le site malgré la sommation. Les abords du lac Anosy et les devants des bâtiments administratifs restent fortement envahis par le commerce informel.
Pour la majorité de ces marchands, cette activité constitue avant tout un moyen de subsistance face au chômage. « J’ai perdu mon emploi de chauffeur il y a 2 ans. C’est le seul travail que j’ai trouvé pour nourrir ma famille », confie un vendeur installé au bord du lac.
Emplacements libres
Face à la situation, les commerçants demandent leur relocalisation afin de pouvoir continuer à exercer leur activité. À ce sujet, Gilles Randrianantoandro précise que les vendeurs peuvent intégrer le marché de leur choix, sous réserve de places disponibles.
« Il reste probablement des emplacements libres dans les marchés d’Andravoahangy, de Coum 67Ha ou de la Petite Vitesse», indique-t-il.
La municipalité intensifie ses opérations d’assainissement à travers la capitale. Toutefois, ces interventions n’ont produit que peu de résultats jusqu’à présent, et les rues restent constamment réoccupées.
Miangaly Ralitera
