ANOSIBE - Des bandits tirent sur un policier

Appelés à intervenir face à deux individus suspects à Anosibe, deux policiers à moto ont essuyé des tirs. L’un d’eux a été touché à l’abdomen.

La police d’Ilanivato a reçu une alerte avant d’envoyer deux agents sur place ce soir-là.

Samedi soir, vers 19 h 15, deux policiers à moto du poste avancé d’Ilanivato ont été pris pour cible à Tranodimy, non loin d’Anosibe. Ils venaient d’arriver sur les lieux après un appel signalant la présence de deux individus suspects, armés de couteaux, devant une maison.

Alors qu’ils s’apprêtaient à descendre de leur moto, les malfaiteurs ont ouvert le feu avant de prendre la fuite. Une poursuite s’est engagée, ponctuée d’échanges de tirs.

L’un des policiers a été atteint à l’abdomen. Transporté d’urgence à l’hôpital HJRA, il a subi une intervention chirurgicale dans la nuit afin d’extraire la balle. Des habitants affirment que « ces bandits allaient attaquer un cash point à Tranodimy ».

Un témoin raconte : « J’ai croisé deux 4x4 de police. L’un transportait à l’arrière le policier blessé, allongé. Ils l’ont conduit à l’hôpital et nous étions terrifiés, car les véhicules roulaient à toute vitesse, les policiers sifflant sans arrêt pour se frayer un passage. »

Les riverains disent avoir entendu au moins cinq coups de feu. Selon la police, les deux agents étaient à moto lorsque les malfaiteurs ont tiré immédiatement. Des renforts des unités spécialisées ont été mobilisés.

Braquages à répétition

Le même soir, un homme de 58 ans, employé dans un cash point, a été attaqué sur le chemin de son domicile à Ampefiloha Ambodirano. Il a reçu une balle dans le dos. « Les bandits ont pris l’argent et le téléphone, pour un total de dix-huit millions d’ariary », a déclaré sa famille. L’homme a dû subir une intervention chirurgicale.

La police enquête pour déterminer si les deux attaques sont liées, les secteurs concernés étant proches les uns des autres.

Depuis un mois, une série de braquages armés frappe Anosibe, Ampefiloha Ambodirano, Tranodimy et Andavamamba. Le 19 août, trois hommes armés ont attaqué une maison à Anosibe Andrefana, tuant un père de famille et repartant avec deux millions d’ariary et des téléphones. Le lendemain, le 20 août, une ouvrière de zone franche a été tuée par balles à Andavamamba alors qu’elle rentrait chez elle.

La répétition de ces attaques illustre la persistance de l’insécurité dans ces quartiers voisins.

Gustave Mparany

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