AMBOVOMBE - Le colonel Randrianirina et le député Milavonjy font la paix

La hache de guerre est enterrée. En tout cas, c’est ce qui a été affirmé durant la cérémonie qui s’est déroulée, samedi, à Ambovombe, capitale de la région Androy. Un événement pour sceller la paix entre le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, et le député Philobert Milavonjy, chef de l’opposition parlementaire à l’Assemblée nationale au titre du groupe « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (Irmar).

L’événement de samedi fait suite à un appel émis par le locataire d’Iavoloha, le 11 juin. Durant son discours, à Ambovombe, lors de l’inauguration de la Route nationale numéro 13 (RN13), il a déclaré être prêt à se réconcilier avec « ses adversaires politiques », dans cette région. Il a ajouté que les querelles politiques seraient une des raisons pour lesquelles la région Androy s’enlise dans la pauvreté. Sans le dire, l’officier supérieur faisait référence à son bras de fer avec le député Milavonjy, du temps où il était chef de la région Androy.

La traduction en acte de cet appel à la réconciliation s’est faite samedi, donc. Un troisième homme a également été au centre de ce geste de paix. Il s’agit de Jean Michel Henri, ancien député d’Ambovombe. Au-delà de l’acte de paix entre des personnalités d’Ambovombe, l’événement de samedi revêt aussi une portée politique. Deux des trois acteurs principaux sont en effet le chef de l’État et le chef de file de l’opposition parlementaire.

« Soyons solidaires. Faisons preuve de fraternité. Ce n’est pas parce que nous faisons la paix qu’il ne sera plus opposant, qu’il va quitter l’Irmar. Mais nous voulons montrer à Androy, à tout Madagascar, que la différence d’idée politique ne doit pas nous diviser. Je veux réconcilier l’ensemble de la nation. Comment pourrais-je y parvenir si je ne peux même pas le faire dans ma région d’origine », prêche le colonel Randrianirina.

Le rendez-vous de samedi a rassemblé plusieurs figures étatiques, parlementaires et politiques, dont le Premier ministre, des ministres et des membres du bureau permanent de l’Assemblée nationale. L’absence de Siteny Randrianasoloniaiko, président de la Chambre basse, a intrigué. Lui qui accompagne quasi-systématiquement le chef de l’État durant ses tournées dans le pays. Durant l’événement d’Ambovombe, Siteny Randrianasoloniaiko était au culte de la confession « Vahao ny oloko », au Coliseum Antsonjombe, à Antananarivo.

Garry Fabrice Ranaivoson

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