UNIVERS CARCÉRAL - Des détenus survivent grâce aux soutiens des associations

Dans plusieurs centres de détention, une grande partie des détenus ne reçoit plus aucun soutien de leurs familles. « Plus de la moitié des détenus sont abandonnés. Ce phénomène s’accentue généralement lorsque la peine est trop longue. Pour subsister, ces prisonniers isolés dépendent exclusivement du manioc, qui correspond au repas quotidien fourni par l’État, ainsi que des dons des différents organismes », selon une source pénitentiaire. Ce dénuement touche même les produits d’hygiène de base, dont ils sont totalement privés. 

Face à cette situation, des associations interviennent pour pallier l’absence de ressources de ces détenus pour assurer leurs besoins vitaux. Le 23 juin, l’organisation Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) Madagascar, qui œuvre pour l’amélioration des conditions de détention, est venue au chevet des détenus dans les prisons de Mahajanga, Antanimora, Antsirabe et Toamasina, dans le cadre de la Journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de la torture. Elle a offert des produits d’hygiène et de nettoyage, du désinfectant, du matériel sportif, des médicaments, dont des fortifiants, aux détenus, grâce à l’appui de leurs partenaires financiers. 

Son action ne se limite pas à l’aide matérielle. 

« Nous leur rendons visite une ou deux fois par mois pour des séances d’écoute. Nous recevons quarante personnes à chaque visite. Elles sont ensuite orientées vers un avocat référent qui assure le suivi», a expliqué Laure Rabetokotany, responsable auprès de l’Acat Madagascar.

Miangaly Ralitera

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne