MUSIQUE CLASSIQUE - Ravo Raboanarison séduit plusieurs jeunes

Le violon classique a trouvé un public particulièrement jeune mardi à la Cité des Cultures d’Antaninarenina. Le concert de Ravo Raboanarison, accompagné au piano par Antsa Ratsimba, s’est déroulé avec succès devant une assistance venue découvrir la musique classique. Fait rare pour ce type de rendez-vous, les jeunes étaient nombreux, alors que le public est généralement composé de seniors et d’adultes. Organisé par Madagascar Mozarteum, ce concert gratuit vise à rendre la musique classique accessible au plus grand nombre.

Le programme, choisi par le violoniste, a réuni des œuvres d’Oskar Rieding, Gabriel Fauré, Fritz Kreisler, Jean-Baptiste Accolay, Fryderyk Chopin, ainsi que He Zhanhao et Chen Gang, avec notamment Concerto en style hongrois, Après un rêve, Sicilienne et Rigaudon, Prélude et Allegro, Concerto pour violon n°1 en la mineur, Nocturne en do dièse mineur et Butterfly Lovers Violin Concerto. En rappel, les deux musiciens ont interprété Méditation de Thaïs.

À l’issue du concert, Ravo Raboanarison a retenu l’émotion née de cette rencontre avec le public. 

« Ce qui a marqué cette journée, ce sont les émotions ressenties pendant l’interprétation, ainsi que la complicité entre le public et les musiciens, qui était vraiment particulière », témoigne le violoniste.

Le concert a mis en valeur la sensibilité et la virtuosité du violoniste, dans un répertoire romantique et postromantique. Ravo Raboanarison découvre le violon à 8 ans auprès de Davida Randrianarivelo, puis se forme de 9 à 12 ans au Centre germano-malgache (CGM) d’Analakely, sous la direction de Casimir Rakotoniaina. Il poursuit ensuite son apprentissage en grande partie en autodidacte, accompagné notamment par Manjato Andriamanjato et Henintsoa Tsiory Rabarijaona.

Grâce à Madagascar Mozarteum et à l’initiative de José Bronfman, il participe à plusieurs master classes avec des pédagogues internationaux de Suisse, de France et de Pologne, qui favorisent notamment ses collaborations régulières avec l’Orchestre à rayonnement régional (ORR) de La Réunion. Sans passer par un grand conservatoire international, il construit son parcours avec discipline et persévérance, convaincu qu’il est possible d’atteindre un haut niveau depuis Madagascar tout en développant sa propre identité musicale.

Cassie Ramiandrasoa 

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