Les cas de disparition de personnes persistent. Un fait que reconnaît Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre, dans sa réponse à la presse, hier, à la Cour suprême.
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| Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, réaffirme la détermination de l’État à mettre un terme aux cas de disparition. |
Il est vrai que ces faits persistent. » Ce sont les mots de Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre, hier, en marge d’un événement à la Cour suprême Anosy, en réponse à la presse sur les cas de disparition qui bouleversent la quiétude des citoyens depuis plusieurs jours.
Les mots du locataire de Mahazoarivo font écho à l’inquiétude qui couve au sein de l’opinion publique face à la persistance des disparitions de personnes. Des faits qui, jusqu’ici, ne trouvent aucune explication officielle. Hier, une jeune femme, fraîchement diplômée en médecine, a été retrouvée morte dans les eaux de la Chute d’Andriamamovoka, à Ranomafana. Elle était portée disparue depuis la veille, soit le 20 juillet.
Mercredi, c’est le corps sans vie d’un étudiant de 22 ans qui a été repêché de la rivière Ikopa, à hauteur de Mahitsy, dans la commune d’Alasora. Sa famille a déclaré sa disparition depuis le 15 juillet. Dans ces deux cas, l’hypothèse de la noyade et du suicide sont parmi les hypothèses avancées. Des effets personnels ont été retrouvés « intacts » sur le corps de l’étudiant et sur les lieux où le corps de la diplômée en médecine a été repêchée.
Des enquêtes sont en cours pour établir la vérité sur ces deux drames. Toutefois, dans le contexte actuel, l’opinion publique estime que ces deux drames sont une continuité de la vague de disparition et de découvertes macabres qui défraient les chroniques depuis la fin du mois de juin. D’autant plus qu’après un bref temps d’accalmie, les alertes de disparition inondent à nouveau les réseaux sociaux.
Point de situation
Des personnes disparues sont retrouvées. Les enquêtes suivent leur cours, selon les autorités. Cependant, jusqu’ici, les responsables de ces crimes ne sont pas identifiés. Les responsables étatiques avancent la thèse d’une manœuvre de déstabilisation politique. La psychose règne pourtant. Des vindictes populaires sont déclenchées sur la base de simples ouï-dire ou de délits de faciès.
Hier, le chef du gouvernement a réaffirmé «la détermination de l’État à mettre un terme à ces crimes». Il ajoute que l’État sera « impitoyable » envers l’auteur de ces crimes. Que les sanctions judiciaires seront sévères. Lui qui, dans une déclaration à Mahazoarivo, le 7 juillet, a soutenu qu’il s’agit d’une « guerre ». Les entités concernées sont à pied d’œuvre pour exécuter ses « ordres », qui sont d’en finir avec ces cas de disparition, affirme-t-il.
Un centre opérationnel de coordination des actions anti-disparitions a été ouvert au commissariat central de Tsaralalàna, au lendemain de la déclaration du locataire de Mahazoarivo, le 7 juillet. Le Conseil des ministres d’hier a également adopté de nouvelles mesures sécuritaires. Il a été décidé de rétablir l’Office des transmissions militaires de l’État (OTME). Il sera, notamment, chargé de la surveillance via les caméras installées un peu partout dans la capitale. Des caméras de surveillance dont le nombre sera augmenté.
Le Conseil des ministres a aussi décidé la mise en place de la Task Force anti-kidnapping, sous la houlette de la Primature. Toutefois, au-delà des discours et des décisions, l’opinion publique réclame des actions et des résultats. Dans l’inquiétude ambiante, de plus en plus de citoyens donnent de la voix et interpellent les autorités quant au droit à la sécurité qui est un droit fondamental.
Questionné sur l’évolution des enquêtes en cours, hier, Mamitiana Rajaonarison a répliqué en mettant en avant le principe du secret de l’enquête. « C’est crucial pour qu’une enquête soit efficace », explique-t-il. Néanmoins, l’opinion publique veut des explications, veut comprendre ce qui se passe réellement, veut être rassurée. Le Premier ministre a indiqué que ceux qui conduisent la lutte contre les disparitions devraient faire un point de situation soit hier, soit aujourd’hui. Reste à voir si ce rapport sera rendu public.
Garry Fabrice Ranaivoson

Un ou des fous pervers s'amusent à tuer des jeunes, à faire peur. Pas normal que l'on n'ait pas encore mis la main dessus. Et une fois pris, pas de cadeau. Ce ou ces gars là sont des malades dangereux !!!
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