L’Institut de Civilisation, Musée d’Art et d’Archéologie de l’Université d’Antananarivo dévoile deux expositions pour renforcer la conservation et la transmission du patrimoine national.
Le patrimoine malgache retrouve une nouvelle dynamique. À partir de ce jour, l’Institut de Civilisation, Musée d’Art et d’Archéologie de l’Université d’Antananarivo (ICMAA) ouvre deux expositions qui marquent une nouvelle étape dans la valorisation, la conservation et la transmission des traces matérielles de l’histoire de Madagascar.
Présentées simultanément, ces deux expositions s’inscrivent dans une même volonté de régénération de l’ICMAA et de renouvellement de son identité muséale. Le projet a été repensé avec le designer Domi Sanji, qui a travaillé sur la scénographie et l’identité visuelle du musée. Il comprend une exposition permanente d’archéologie, destinée à rester accessible au public pendant plusieurs années, ainsi qu’une exposition temporaire intitulée «Doria Vita Sokitra », ouverte jusqu’au 19 décembre.
L’exposition permanente propose un parcours consacré à l’archéologie, à ses méthodes, à ses objets d’étude et aux enjeux liés à leur conservation. Réalisée à partir des collections de l’ICMAA, parmi les plus importantes de l’océan Indien et constituées depuis le XVIIIe siècle, elle permet aux visiteurs de parcourir plusieurs millénaires d’histoire de Madagascar à travers les vestiges conservés au musée.
De son côté, l’exposition temporaire « Doria Vita Sokitra » met en avant les arts funéraires malgaches à travers une approche plus sensible et anthropologique. Selon le docteur Bako Rasoharifetra, archéologue et muséographe : « Cette exposition est organisée autour de trois thématiques : la vie quotidienne, les rêves et la place de l’homme et de la femme dans la société. À travers les sculptures et les pratiques liées aux rites funéraires, elle révèle la richesse symbolique et culturelle des créations artisanales malgaches. »
Cassie Ramiandrasoa