FESTIVAL - Dama expose ses créations à Adabolatsaka

Des instruments singuliers, des sonorités inédites et un hommage à la création malgache. L’ouverture de la première édition du festival Adabolatsaka a été marquée par le vernissage de l’exposition de Dama, qui rassemble ses différentes créations dans le cadre de l’événement. L’artiste y présente notamment de nouveaux instruments qu’il a spécialement créés pour Adabolatsaka, dont des aponga, des djembés, des valiha, des aponga lahy, des marovany et plusieurs jejo votavo. À travers ces créations, Dama affirme également sa volonté de composer sa propre musique et de faire entendre des sonorités originales.

Directeur et fondateur du centre K’olo Disaraga, Saraela Ramparany explique que le nom Adabolatsaka fait référence au figuier. Le concept du festival s’inspire du fruit de l’adabo qui, une fois mûr, dégage un parfum attirant notamment les animaux, avant de tomber et de produire un son. « C’est ce son que nous dansons, sans distinction de rythme, car chacun possède sa propre sonorité », explique-t-il. Le fruit mûr produit un son différent du fruit vert, tandis que le fruit très mûr donne encore une autre percussion. Pour le directeur, ces différentes sonorités constituent la matière même de la danse présentée dans le cadre du festival.

L’ouverture s’est poursuivie avec plusieurs spectacles de variété. La danse traditionnelle malgache a été mise à l’honneur par le groupe Raozy Gasy, tandis que la compagnie Rary a présenté une danse slow, suivie de Disaraga, qui défend une danse d’inspiration traditionnelle malgache.

Pour Saraela Ramparany, la valorisation de la culture malgache reste au cœur de la démarche de Disaraga. « Notre formation comprend la danse classique, la danse moderne et d’autres disciplines, mais lorsque nous montons sur scène, c’est la danse malgache que nous mettons surtout en avant », affirme-t-il.

Cassie Ramiandrasoa 

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