ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ - Les commerces de quartier génèrent des revenus

Épiceries et taxiphones rythment le quotidien des quartiers d’Antananarivo, malgré des marges dérisoires. Entre proximité et débrouille, ces petits commerces restent un pilier vital de l’économie de proximité.

Chaque vente contribue aux revenus du foyer.

Dans les quartiers d’Antananarivo, les petits commerces sont présents à presque chaque coin de rue. Épiceries, taxiphones et autres points de vente font partie du quotidien des habitants. Ils répondent aux besoins de consommation de proximité tout en constituant une source de revenus pour leurs exploitants. Malgré des marges souvent limitées, ces activités permettent à de nombreux foyers de subsister grâce à des ventes régulières et à une clientèle fidèle.

Les épiceries figurent parmi les commerces les plus fréquentés des quartiers. Elles proposent des produits de première nécessité, souvent vendus en petites quantités, afin de répondre au pouvoir d’achat des consommateurs. Pour leurs propriétaires, la rentabilité repose moins sur le bénéfice réalisé par produit que sur le volume des ventes et la fidélité de la clientèle. « Ici, on gagne entre 20 et 200 ariary par produit vendu. C’est très peu », explique Lalaina, propriétaire d’une épicerie. Pour maintenir son activité, elle mise sur la proximité, la disponibilité des produits et la relation de confiance avec les habitants du quartier. Les clients habituels représentent une part importante de ses ventes quotidiennes.

Diversification

Les taxiphones occupent également une place dans l’économie de quartier. Si la vente de crédits téléphoniques et de recharges électroniques demeure leur principale activité, elle ne suffit plus toujours à générer des revenus satisfaisants. Plusieurs gérants choisissent ainsi de diversifier leurs offres en proposant des bonbons, des biscuits, des boissons ou d’autres petits produits de consommation. « C’est une activité qui rapporte peu, mais je préfère gagner un peu plutôt que de ne rien gagner du tout », confie Georges, gérant d’un taxiphone. Depuis un kiosque d’environ un mètre de large, il passe la journée à servir les clients. « Je suis dans ce kiosque qui fait moins d’un mètre. Je n’arrive même pas à bouger, mais je dois travailler ici pour avoir de l’argent », raconte-t-il.

Pour ces petits entrepreneurs, la diversification constitue un moyen d’augmenter les recettes et de rentabiliser un espace de vente réduit. Chaque produit supplémentaire vendu vient compléter les revenus issus des services téléphoniques. Présents dans la plupart des quartiers, ces petits commerces continuent de répondre aux besoins quotidiens des habitants tout en générant des revenus pour leurs propriétaires. Même avec des bénéfices modestes, ils permettent à de nombreuses familles de couvrir leurs dépenses et demeurent un maillon important de l’économie de proximité.

Fanilo Mampianintsoa

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