Le financement du projet de transport par câble a été au centre des échanges entre Madagascar et la France lors de la signature de conventions bilatérales, hier, au ministère de l’Économie et des Finances à Antaninarenina. Face aux interrogations sur un éventuel endettement estimé à près de 150 millions d’euros, la partie française a tenu à clarifier la nature du montage financier.
« Il n’y a pas d’endettement vis-à-vis de la France s’agissant du transport par câble. Il y a une relation commerciale », a déclaré Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar.
Cette précision intervient alors que le projet est régulièrement présenté dans le débat public comme une dette publique. Selon la représentation française, le dossier relève plutôt d’un mécanisme commercial entre partenaires, impliquant des acteurs privés et des instruments de financement spécifiques.
L’ambassadeur a également indiqué que la France reste ouverte à la poursuite des discussions autour du projet. « La France est disponible pour toute discussion à tout moment, y compris lorsqu’il s’agit de discussions qui doivent traiter de questions de nature privée », a-t-il souligné.
Les échanges interviennent alors que les autorités malgaches souhaitent relancer le projet, avec pour objectif une remise en service du transport par câble avant la fin de l’année, afin de contribuer à la réduction des embouteillages dans la capitale.
Officialisé par un accord signé le 20 septembre 2021 entre les gouvernements français et malgache, le projet prévoit la construction d’un téléphérique à Antananarivo pour un coût estimé à 152 millions d’euros.
Le financement repose sur deux mécanismes : un prêt du Trésor public français et une garantie accordée par Bpifrance Export. La ligne principale, longue d’environ 12 kilomètres, doit relier Ambatobe au centre-ville.
Depuis plusieurs mois, la question du financement alimente les débats, certains évoquant son impact sur les finances publiques malgaches. Dans ce contexte, les autorités malgaches auraient soulevé la possibilité d’un traitement particulier de cette charge financière lors d’échanges avec la partie française, dans une perspective d’allègement budgétaire et de relance du projet.
Ihariana Sarobidy
C'est un montage financier à caractère commercial et non une dette publique ! Inutile donc de fantasmer sur un effacement de la dette entre les deux pays .
RépondreSupprimerLe français Andry Nirina Rajoelina grand mythomane ancien président en fuite a mis dans la merde le peuple Malgache qui va devoir rembourser les dettes ! C'est un crapule mafieux sans scrupules. Mamy Ravatomanga comme acteur économique grand profiteur du système était sûrement dans le coup pour goinfrer des commissions . Il est temps d' accélérer la procédure judiciaire l' égard de ces rats et procédons à la saisie des biens de Rainilainga pour rembourser ce prêt commercial scandaleux !