Les feux tricolores installés en centre-ville il y a trois mois restent inactifs. Le projet est au point mort. Mais la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a l’intention de le poursuivre. « La commune hésite encore sur le mode d’alimentation à adopter : le réseau Jirama ou des panneaux solaires », selon une source interne, hier.
Le projet initial de la précédente équipe de la CUA prévoyait le déploiement de soixante-quinze feux de signalisation sur les axes majeurs de la capitale, reliant Ankorondrano et Antanimena à Ankadimbahoaka, en passant par Analakely et Anosy. Pour l’heure, seuls les équipements d’Analakely ont été posés. Un responsable de la commune confirme d’ailleurs qu’aucune nouvelle installation n’a été effectuée depuis.
Bien que ces feux tricolores soient jugés essentiels pour réguler le trafic, fluidifier la circulation et sécuriser la traversée des piétons, leur mise en service inquiète les professionnels. Des moniteurs d’auto-école soulignent en effet l’urgence de mener des campagnes de sensibilisation en amont. Selon eux, une grande partie des usagers ne maîtrise pas encore le code des feux, ce qui risquerait de provoquer des accidents au lieu de fluidifier la circulation.
Miangaly Ralitera