La liste des invités pour le défilé militaire de la fête nationale, vendredi, comprend des chefs d’État africains. Le président des Comores a confirmé sa présence et il y aurait également de fortes chances pour que les présidents du Kenya et du Gabon lui emboîtent le pas.
![]() |
| Poignée de main entre le colonel Michaël Randrianirina et le président du Kenya, William Ruto, en mai. |
La surprise du chef. L’information n’a été éditée dans aucune des communications officielles autour des préparatifs des festivités d’indépendance. À l’approche du climax des célébrations, une indiscrétion confie que des chefs d’État étrangers, ceux de pays africains notamment, figurent dans la liste des invités de marque du défilé militaire qui se tiendra le 26 juin, au stade Barea, à Mahamasina.
« Les chefs d’État que le président de la Refondation de la République a rencontrés durant ses visites officielles ou visites de travail sont conviés au défilé militaire », indique la source avisée. D’autres sources auprès du ministère des Affaires étrangères et du ministère des Forces armées confirment l’information. Depuis sa prise de pouvoir en octobre 2025, le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, a effectué plusieurs déplacements sur le continent africain.
L’Afrique du Sud est le premier pays africain où le locataire d’Iavoloha s’est rendu pour une visite de travail, en janvier. Il a été reçu par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, également président en exercice de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Il s’est ensuite rendu en visite officielle en Guinée équatoriale, en mars. Un voyage durant lequel l’officier supérieur a été reçu par le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Ces dernières semaines, les voyages du colonel Randrianirina dans les pays d’Afrique se sont enchaînés. En mai, il a pris part au Sommet Africa Forward, au Kenya, en marge duquel il a rencontré son homologue kenyan, William Ruto. Dans la foulée, il a mis le cap sur la République du Congo, pour une visite officielle. Il y a été reçu par le président Denis Sassou N’Guesso. En juin, il s’est rendu successivement au Gabon, pour une visite de travail, et au Nigéria, en visite officielle.
Lors de ces deux derniers déplacements, le locataire d’Iavoloha a été reçu par son homologue gabonais, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, et le président nigérian Bola Ahmed Tinubu. Outre les pays dans lesquels le colonel Randrianirina s’est rendu, les chefs d’État et de gouvernement des îles au sein de la Commission de l’océan Indien (COI) seraient également invités à assister au défilé militaire, vendredi.
Le Comité d’organisation des festivités d’indépendance s’attendait à accueillir « sept présidents ».
Légitimité et reconnaissance
Une source indique, toutefois, que « jusqu’à présent, la présence des chefs d’État invités est en attente de confirmation. Les précurseurs de trois présidents, à savoir celui du Kenya, du Gabon et des Comores, sont néanmoins déjà dans nos murs ». À s’en tenir aux informations publiées par la presse comorienne, cependant, Azali Assoumani, président de l’Union des Comores, devrait être bien présent au stade Barea, vendredi.
Selon le site d’information Comores Infos, ce déplacement à Madagascar du président Azali Assoumani pour assister au défilé militaire du 26 juin est « bien au-delà d’une simple présence protocolaire » ; ce déplacement du chef de l’État apparaît comme « un geste politique fort dans un contexte où les relations entre Moroni et Antananarivo ont connu des périodes de tension ces dernières années ».
Les signaux émis par Nairobi, capitale du Kenya, et Libreville, capitale du Gabon, seraient également encourageants quant à la présence des présidents Ruto et Oligui Nguema à Antananarivo pour le défilé militaire, qui sera l’apogée des festivités des 66 ans d’indépendance de Madagascar. Il s’agit de la première fête nationale sous la houlette de la Refondation de la République. Ces derniers veulent visiblement marquer le coup en conviant des invités prestigieux.
Dans une certaine mesure, la présence de chefs d’État africains à la cérémonie militaire de Mahamasina sera aussi une manière d’affirmer la légitimité et la reconnaissance du pouvoir de la Refondation, Madagascar étant suspendu des activités de l’Union africaine (UA) depuis la prise de pouvoir des militaires en octobre 2025. Le retour en grâce au sein de cette organisation continentale est un des objectifs diplomatiques des tenants du pouvoir.
Outre raffermir des relations bilatérales, mener des lobbying pour la levée des sanctions infligées par l’UA à la Grande Île est un des objectifs des road-shows présidentiels en Afrique. Du reste, au sujet des invitations émises pour la parade militaire de vendredi, la question d’une éventuelle invitation adressée aux présidents russe et français que le colonel Randrianirina a successivement rencontrés en février reste sans réponse.
Garry Fabrice Ranaivoson

Si les informations se confirment , l’ancien président Français de Madagascar Andry Rajoelina va se mordre les doigts en se ressassant les souvenirs de son règne de chef suprême des armées en tyran qui a fait tirer sur son peuple !
RépondreSupprimerAu fait inviter des Présidents (dont très peu viendront) alors que soi-même on n'a pas été élu démocratiquement, cela fait un peu déplacé,... Il est temps d'avoir des élections démocratiques dans notre pays. Les défilés viendront plus tard !!! Mais bon, certains se contentent de la situation actuelle. Bienvenue au 2 ou 3 Présidents qui viendront en vacances chez nous !!!
RépondreSupprimer